Glen y Juan Felipe en la ciudad de la eterna Primavera... Notre quotidien, ici, en touristes sur le lien du Perou, en rien de particulier sur le tiempo que pasa. Leave us your comments...

mardi, juillet 18, 2006

Démenagement

Maintenant, ça se passe là : http://buenaonda.hautetfort.com/ . Enfin des fois.

lundi, juillet 10, 2006

Se acabo... Lagrimas de plata

Muchas gracias a todos, maniana regresamos a la cruda realidad, la que habiamos casi olvidado, y dejamos atràs este anio muy especial en nuestra vida, estos momentos muy buena onda, estas imagenes, estos carretes, estas minas ;), esta ciudad que amo, estos viajes, la gente. Màs que todo es gracias a Ustedes que la hemos pasado muy bien. Asi que los nombres son caleta, sorry si olvido algunos. Los llevaré en el corazòn, Ojala nos podriamos ver de nuevo, que sea aca o en Europa.

Gracias a Leo, Caleb, Coloma, Papa, Joci, China, Chino, Ardiles, Pato, Frano, Pelao, Blake, Jota, Jean, Destruir, Pancho Pichu, Hans y los otros weones con quien carreteamos, todos los que invitò el Caleb a su cumple y que hicieron que los pacos nos echaron ! TODOS LO DEL HANDBOL obvio, q sean los y las a quien nunca hablé, gracias a ustedes pude seguir jugando y a pesar de todo lo diferente que es el deporte aca he aprendido de ustedes. Gracias a los companieros, Mario, Tito, Paty, Dogo, Pica, Cuba, Damir, Seba, Carolina, Tepa, Cornelio, Andy Pandy ... Olvido a muxos... Gracias a Roberto, a Eve, Yuri, nuestra camarera prefierida, mi tortuguita linda, a todos los que hicieron que nos recordaremos SIEMPRE de Chile. Gracias !!!

Con muxo carinio,
un abrazo muy fuerte,
Cuidense todos


jeudi, juillet 06, 2006

Stikmou

Dernières nuits agitées... Quand un voisin teuton passablement agacé par le mélodieux brouhaha d'une foule de 90 personnes envahissant l'appart m'insulte à base de préjugés racistes par exemple. Ou bien quand il s'agit de virer Pablo, ce pédé psychopathe venu nous pousser à bout trois jours de suite, avant que dans un élan de diplomatie et de tact ultime précédant de peu la mise à mort du sujet, Jeanfi ne parvint finalement à l'expulser. Heureusement, parfois, la bière nous fait nous lover dans les bras calins de morphée sans que les perceuses de voisins matinaux ne nous pourrissent une fin de nuit. Hier, il y avait encore ce moustique qu'on avait intelligemment appelé Stikmou. Stikmou etait invisible et sa chasse a passé mon insomnie. Merci Stikmou. Enfin feu Stikmou, j'avais quand même sommeil à la fin.

et ça, c'est un pélican


mardi, juillet 04, 2006

Moment bolivien (10/10)



Moment ultime choisi par Glick Glock Jean Moul' : Au revoir les enfants

Un moment à La Paz avant de retrouver ses bases ariquéennes. Les classiques, restos-apéros, et puis une enième et ultime traversée du sublime Parc Lauca avant de plonger dans la vallee de Lluta et va verdure. Retour à Caupolican, à la maison quoi, j'ai l'impression que je suis parti depuis un siècle. On a deux nouveaux collocs, un appart à remettre en ordre, un tas de paperasse et de bordel à régler, mais ça on verra plus tard... Je ne sais pas encore que dans une semaine vont débarquer une centaine de personnes pour foutre un bordel monstre. Je ne sais pas encore que l'heure du retour, des adieux, approche car je ne veux pas le savoir.


lundi, juillet 03, 2006

Moment bolivien (9/10)



Le Chinois qui fait chier


De retour des montagnes enneigées, nous entrons au petit village de Sorata sales, épuisés et sous les pétards, c'est la fête sur la place. Enfin un peu. Tout juste le temps de pas se laver et on décapsule la première d'une longue série de bouteilles en verre avec une étiquette Cerveceria nacional de bolivia dessus. Je tiens à dire au monde entier que j'ai toujours eu FOI en notre équipe et ce, malgré ce depart laborieux. Ce connard de Noich'/Le virevoltant Park (rayer la mention inutile) qui égalise sans que ces potes aient tiré une seule fois au but nous a passablement agacé. On ne se laisse pas abattre en terminant dans un resto de la place au Pisco Sour, bus demain matin pour La Paz town, après une nuit dans une chambre ou la plafond était, et est toujours j'imagine, super haut.


Demain, ultime moment bolivien de Glick Glock Jean Moul' (Mouais, il parait que je ressemble à ce brave Homme avec écharpe et chapeau...) : Au revoir les enfants

samedi, juillet 01, 2006

Moment bolivien (8/10)


Moment huit choisi par Glick Glock Jean Moul' : L'apéro le plus haut du Monde

Les nuits sont fraîches, là haut. la fin de la tasse de maté gèle le temps d'aller pisser, il y a de la glace sur les parois intérieures de la tente... On attend le levé du soleil avec une impatience rare, en se tortillant dans tous les sens pour fuir le sol dur et glacé. Alors, à l'aube, on se jette sur les versants que vient caresser le soleil naissant. Pour supporter ces aléas et les blagues d'Alban, on compte une bouteille de vin par jour minimum. On s'en fout, c'est Maria qui porte, elle a son honneur. L'apéro à la laguna Glaciar, 5100 mètres, est un must. Un pan de glacier s'écrase dans la brume. On fait une descente gaie et laborieuse...




Le neuvième moment bolivien s'appelle Le chinois qui fait chier. C'est demain.

vendredi, juin 30, 2006

Moment bolivien (7/10)


Septième moment choisi par Glick Glock Jean Moul' : On va trekker ?

La Paz, c'est chic. Après l'auberge miteuse et poisseuse sur les hauteurs asphyxiantes de la ville, je crèche à Sopocachi, joli petit quartier non loin du centre classe et riche de la capitale. In the mood for love à l'Alliance francaise, Opera le lendemain, une session top of the pop. Au Chancho, la cantine de mes compères, Evo Morales nous sert un Almuerzo à 4 bolos, avec entrée, soupe, plat (et dessert quand Miguel négocie). Le Miguel, justement, technicien de l'asso, me baptise Glick Glock. Lui et Isaac sont deux crèmes, on va chez le beauf regarder France-Suisse. Tristesse. Heureusement qu'Enrique nous invite à manger, aussi. Un peu coupables de profiter de tant de gentillesse et de bonté, on part trekker. Sorata, à 4 heures de bus. On rate bien-sûr le dernier de la journée et comme des courageux on choisi le suivant, à 5 heures de l'aube. Il faut donc éviter de dormir, à renforts de Cognac et de films... RRRrrr, Grease, Frêre des Ours, ça c'est de la selection... Arrivée à Sorata, superbe village andin perché dans des montagnes qu'elles sont vachement hautes. Sans attendre, on rencontre Pablo. Il sera notre guide. C'est parti mon Kiki. Heu.. désolé.



mouais

Demain, huitième moment : L'apéro le plus haut du monde.

lundi, juin 26, 2006

Moment bolivien (6/10)

Moment six choisi par Glick Glock Jean Moul' : Comment retrouver ses amis à La Paz


Après le départ de certains compagnons de voyage, La Cindy, La Kate et La Mai (elle gueule parce-que je parle pas d'elle ici, voilà qui est fait), il faut donc en retrouver d'autres - pénible tâche - pour ne pas risquer le spleen coloré de l'altitude. Et attention, trouver ceux-là, les Paziens délurés, c'est pas une mince affaire. Pros des Rendez-vous foireux, spécialistes de l'à-peu-près, férus des plans à l'arrache, ils sont difficilement localisables, les lascards. Ce sera pourtant chose faite 3 jours après la date prévue (enfin, prévue, façon de parler...). Et attention, y'a un gros trou devant la porte du bureau ou on squatte (discrètement pour pas que le chef tyrannique nous vire). On retrouve vite nos rélexes de fins oeunologues. D'ailleurs, ils sont attendus incessemment sous peu à Arica, juste pour dire.



le trou

Demain, le septième moment de Glick Glock Jean Moul' : On va trekker ?


dimanche, juin 25, 2006

Moment bolivien (5/10)



Aujourd'hui, Glick Glock Jean Moul' choisi son cinquième moment : Comment se faire des amis à La Paz : mode d'emploi

- Bien choisir sa date : La fiesta del Gran Poder, par exemple, est un excellent choix (mais y'en a d'autres, la Bolivie est le pays qui compte le plus de jours fériés pour cause de grosse chouille). Pendant une journée pleine défilent une dizaine de milliers de participants aux couleurs de toute la Bolivie. Sous le soleil, sous bière, sous des ombrelles, saouls.



- Bien choisir son siège : en effet, il convient de se poser de bonne heure à un emplacement stratégique, vous ne pouvez errer sans but toute la journée. Un siège à 20 bolos (2 euros) devant l'église San Franisco par exemple. Apporter chapeau, ça tape sévère.



- Attendre, prendre des photos la première heure, après vous serez bourré.



- Acceptez le verre offert par ce père de famille souriant et ventripotant. Rendez-le lui quelques minutes plus tard, c'est le début d'une amitié fraternelle et - jurons-le - inaltérable. Il vous présentera ces trois filles, agréables créatures apétissantes. Les voisins et voisines se meleront rapidement à ce joyeux bordel que vous êtes en train de foutre.



- On vous apportera bière, manger, ne vous en faites pas. Juste pour aller pisser, c'est relou. Et ça arrive souvent. Mais à la fin, les filles qui gardent les chiottes vous feront entrer gratis contre un clin d'oeil.



- Il est 23 heures, vous êtes posé depuis... ah 11 heures du matin, quand même, vous ne suivez plus rien du spectacle depuis 17 heure grosso modo. Il est temps de décoller, le calepin plein d'adresses et de numéros dont vous aurez du mal demain à savoir à quoi il correspondent. Robert Langdon peut vous aider.




bois, cholita, bois donc.

Demain, Glick Glock Jean Moul' vous présente son sixième moment : Comment retrouver ses amis à La Paz

Moment bolivien (4/10)



Quatrième moment choisi par Glick Glock Jean Moul' : Selva peligrosa


Départ pour la Villa Tunari, centre de vilégiature cochabambino à 6 heures de Cocha. Sauf que la porte de l'Amazonie se trouve dans le Chapare, zone de production de Coca, légèrement sous tension ces derniers temps à cause de rumeurs malvenues... Des groupes de guerrilleros agieraient à la solde des états-unis pour détruire les cultures... La route étant en travaux, on reste bloqués dans une ambiance électrique à la douane... Les 6 heures en deviennent 12 insupportables, coincés dans un minibus sous l'écrasante humidité chaude de la jungle... Enfin arrivés, les autochtones nous offrent une soirée folklorique. Ouf. Moustiques, chaleur, singes facétieux, puma et oiseaux en tous genres dans ce bled apaisant... Le lendemain, scène de Tintin chez les picaros, les militaires s'offrent une beuverie transpirante dans l'après-midi.


Demain, moment cinquième : Comment se faire des amis à La Paz

vendredi, juin 23, 2006

Momento boliviano (3/10)


Hoy, Glick Glock jean Moul' eligiò para Ustedes su tercer momento : Chicha-Pichòn en Cocha (Pichòn y no Bichòn)


He tenido reclamos en cuento a la idioma usada en este blog. Por eso he decidido escribir esa nota en castellano (pero solo esa, soy màs flojo que la chucha). Desayuno lleno de sol y de huevos revueltos en la terrasa del hostal de Cochabamba con Cindy de Sur-Africa y Kate de Australia. El mercado màs grande de Bolivia, impresionante... Un nuevo sombrero de campesino, lo cual va a gustar a todos los bolivianos que vamos a encontrar despues... El MAS de Evo hace una campania en la plaza central, tomo un jugo de pomelo mienstras gritan contra Bush. Salida en el campo, el Mercado campesino de Punata (la mejor Chicha del pais parece), el pueblo de Cliza, el pueblo donde no se puede encontrar ningun cafecito y sus ninios jungando... Bella la vida.

El Pichòn, la cria de la paloma, especialidad de Punata... buen 'provecho.

Maniana, el momento cuatro : Selva peligrosa

jeudi, juin 22, 2006

Moment bolivien (2/10)



Moment second choisi par Glick Glock Jean Moul' : La route de Maraguay

(Prenez de l'avance sur les moments boliviens et jetez donc un coup d'oeil chez eux !)

Le soleil tombe sur Maraguay, le hameau à côté d'Irupampa. On attend le frêre de la cholita qui garde les taureaux. C'est lui qui à les clefs de la cabane ou on pourra loger cette nuit. Après une marche mystique et solitaire dans la campagne, les seuls âmes vivantes rencontrées sont les campesinos imbibés de Chicha qui chantaient pour fêter la source d'eau. Ce soir arriveront d'un coup d'un seul un Belge, un Hollandais, une Irlandaise et un Indien. Une nuit claire et pure avant de repartir pour Quila Quila, en traversant les montagnes à l'aide d'un guide improvisé. Certains y laisseront des plumes. Puis les 4 heures de camion entre âne, bottes de foins et locaux goguenards sont exceptionnelles. Il fait très chaud. C'est vraiment très beau. Les gens sont magnifiques, beaux et rient beaucoup.


(C'est difficile de choisir seulement quelques photos à exposer à la face du monde, je voudrais vous conviez tous à des soirées diapos interminables et jouer ma tirade de vieux con de routard.)



Demain, le troisième moment choisi par Glick Glock Jean Moul' : Chicha-Bichòn à Cocha

Moment bolivien (1/10)



moment premier choisi par Glick Glock Jean Moul' : Sucre doux


La ville de Sucre est un petit paradis. La capitale constitutionnelle de la Bolivie, calme, dorée et charmeuse, est une vraie toile d'araignée pour le voyageur languissant. Les adorables écolières de Recoleta racontent des histoires de Puerto Rico, de femmes errantes et sans tête et de bonbons au yaourt. Le succulent filet mignon de l'Alliance francaise se déguste au son des Têtes Raides et de Mano Solo. On lit des poèmes sur les murs blanc-cassé pendat la promenade ensoleillée.



Demain, moment second : La Route de Maraguay

mardi, juin 20, 2006

Agression

Je pousse la porte de Caupolican, plein de crasse et de rêves boliviens. Qu'il est bon de s'effondrer dans le canapé rouge. Je ne sais pas encore que ma torpeur décalée et souriante sera mise à mal dans moins de 10 minutes. Je met du gros son dans mes oreilles, je passe de longues minutes à regarder l'eau de la douche enlever les couches colorées et odorantes de mon êtres, et maudit reflexe, j'allume mon Mac. En moins de temps qu'il n'en faut pour s'endormir après une journée de trekk au pied de l'Illampu, je suis assailli par le frigo empli de moisi, la cuisine en ruine, les mails débordants, ceux qui veulent me séminariaser, ma faire signer des pétitions obscures, mes faire choisir des options encore plus louches, me faire plonger dans la débauche des despedidas valparaisines...

Dur. Demain, les meilleurs moment de cette bolivienne d'escapade exceptionnelle.

dimanche, juin 11, 2006

Bolivia, te amo

Alors là les enfants, j en tiens une bonne... Certes, la Pacena est tres bonne, mais apres la 20e, t as des mechantes aigreurs d estomac, tout pareil qu avec la biere blonde de luxe. c etait le Gran Poder, enorme chouille tradi a La Paz, je suis invite a Puno, Cochabamba et Tupiza. Je retrouve Amadeo et sa famille a l eglise ce soir pour une ceremonie dont je n ai pas bien saisi le sens, et je frise la crise d epilepsie a taper comme un derate sur ce clavier...chinois, allez comprendre... Et pis apres, je retrouve peut etre Jipouille la plume, ou les Nantais from LP town, ou la sud-africaine et l australienne de Cocha... Pfiou, quel boulot. Bientot, les superbes photos de ce fucking trip a Sucre, Cocha, un bout de Jungle et ses singes facecieux, de la campagne bolivienne qui met plein de terre et d emotion dans les yeux... Sigued conectados !

mardi, mai 30, 2006

Huarpe

Les petites boules

Plus fort que le phénomène magnétique d'Arica, qui aura dérouté plus d'un visiteur pourtant attentif (ne feinte pas, toi qui a eu le privilège de fouler le désert de la vallée d'Azapa, tu faisias pas le malin, tout déboussolé comme une pastèque ), le phénomène des petites boules marrons. Celles-ci apparaissent sous les portes, voire dans les placards, à intervalle de temps régulier, formant des petits tas symétriques. On dirait un peu de la sciure en miniature, des espèce de mites ou je sais pas quoi. Mais ça ne bouffe pas les tissus, ça apparait à des endroits bien spécifiques et toujours les mêmes. J'ai pensé à un enième tour pour nous rendre barj', pt'et même que le gardien les fout lui même en fourbe quand on dort, mais en fait je crois qu'il s'agit de petits êtres pas antipathyques, à défaut d'être communicatifs, qui ont le droit de vivre en liberté et en paix. Et pis d'abord, il faut respecter l'autre, l'altérité, on n'existe que par rapport à l'autre (Sartre), l'autre, c'est bien (Ségolène Royal), il faut cultiver la différence et non l'indifférence (Timotée Gustave), c'est pas moi c'est l'autre (Chabert). Alors, ils restent.

samedi, mai 27, 2006

Une journée comme aujourd'hui

Au Pérou, Alan Garcia tient la corde. L'ancien dictateur jouit d'un relent de popularité après l'affrontement en forme de tentative d'attentat entre ses gardes du corps et trois partisans du radical nationaliste Humala, dont la maman réclame à corps et à cris l'exécution de tous les pédés.

Chi Chi Chi, le, le, le, Chirac largué. Au Chili, comme si la Michelle était pas assez débordée comme ça par les manifs étudiantes et lycéennes, elle doit se taper une bouffe avec Jacquot, 5 ministres et 20 PDG français au Centre d'art Contemporain. Manquerait plus qu'il ait décroché son portable entre les huitres et le pâté de Tata Bachelet pour répondre à Guy Drut, qui avait comme un service à lui demander.

Quelque part en Bolivie, Chavez, qui paradait avec Evo et quelques autres potos, déclare, comme dans un spot de pub Sprite, qu'un thé à la Coca par jour, ça met la patate. Et puis il pousse la chansonnette pour faire danser les foules : "Yankee, yankee, arrête de comploter contre mon pote Evo, ça craint un max et tu vas t'en repentir sale con". Une interprétation mémorable, alors que dans le même temps, W. se repentissait d'avoir peut-être parfois utilisé des mots un peu forts et pas assez "sophistiqués" durant le conflit iraquien. Ils sont beaux, nos deux champions.

Quelque part en Irlande, Marc Gonzalez et bidule Navia, deux joueurs de la selection de foot chilienne en tournée en Europe (ne ratez pas le Chili-Côte d'Ivoire à Vittel, mardi après-midi) se sont fait choper par leur entraineur avec trois muchachas et de l'alcool dans une piole d'hôtel. Rapatriement direct. C'était marqué sur le formulaire E111 qu'ont signé vos parents, les gars. Avant match, pas boire, pas baiser.

En France, JPP continue de sévir à 13 heures sur la chaine la plus nauséabonde du PAF en vous gratifiant de sa trogne sévère quand la voix grâve il accuse ces jeunes drogués de causer les accidents de voitures, se décontracte franchement en relatant le refus de maires morbihanais de proposer un terrain pour la Rave annuelle bretonne (l'unique concédée par la Préfecture et soumises à 1001 conditions), et se fait carrément dessus (enfin, j'imagine, ou alors il rencontre Jesus en direct) en allant à la rencontre de Maurice, dans la Creuse, qui fait luire des sabots depuis un demi-siècle.

Quelque part dans la Creuse (sûrement à côté d'Aubusson ), Maurice se cure le nez.


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mercredi, mai 24, 2006

Buena onda... o no ?

Miran la buena onda en los estadios de la liga francesa... "Para encontrar a los watones campesinos sigue la flecha" dice el escritorio...

Grosse journée

Sauvé par la salade tomates - concombres - oignons - pamplemousse - avocats - choux rouge et l'ersatz de Boursin découvert aujourd'hui, je reprend vie, moi. JeanFi cumule sur sa gueule de bois une conjonctivite et un nez qui coule, son apparation entre 19 et 22 heures ne fût qu'éphémère. Pendant ce laps de temps, on a planifié les jours "libres" du mois de Juin : Quels matchs nous nous permettrons de louper pour foutre le nez dehors. On est tombé amoureux de la nouvelle présentatrice de MEGA. Compte rendu de la soirée d'hier entre belges, français, espagnole et chiliennes et pis hop, au lit.

dimanche, mai 21, 2006

Encrassage

Entre deux escapades andines et au travers de révolutions lycéo-estudiantines, quelle pourrait donc être la journée type de l'individu beta, terrassé par les infernales forces centripètes du canapé et de l'écran LCD ? Il pourrait se morphondre de tant d'impudeur et d'immondices, de ce que dégueule notre belle planète rouge sang, abattu qu'il serait par les assauts corrosifs des fermentations bon-marchés et dérouté par les somations aigries des connards qui rodent... Ou il pourrait se perdre dans des aventures oniriques interminables et étranges jusque des heures très avancées de la journée... Prendre le monde à contre-pied en vivant quand celui-ci sommeille. A peine soulever les paupières pour constater que le frigo est vide. Et puis nourrir ses cochons, récolter des fruits et se ravitailler à la taverne d'Arles. Après quoi il semblerait naturel de pousser la porte du vestiaire pour coacher les hommes de Brest United, en course pour la relégation. Passé le match du samedi, l'individu beta agrandirait son village et préparerait les pillages des bleds environnants, pour finir dans la galaxie 32 de l'univers 29 à construire des mines de déteurium et diriger ses flottes spatiales... Il apparaitrai logique que notre Homme ait faim. Il s'en irait alors, le ventre vide et la tête pleine, en quête de quelque pitance copieuse, sous le soleil couchant.

samedi, mai 20, 2006

Bonjour. Et bon Dimanche.

mercredi, mai 17, 2006

Arica's Summertime...

Ah le beau mois de Mai, où chez vous l'on se sent pousser des ailes - c'est rien, c'est la testostérone, les gars - à la vue des mini-jupes qui se multiplient dans les rues tièdes... Ici, les mini-jupes, on les rentre jamais, et en Mai, la tradition chez nous, c'est d'envahir la Fac, de tout casser et de jeter des caillasses contre les flics. Notez, je juge pas, hein, ça a son charme, aussi. Vu que l'éducation est ultra-inégalitaire, le système un poil coercitif et rigide, ils sont pas content, les jeunes. Et après, il viennent en cours avec des balafres partout, ou alors ils restent en taule. Ou à l'Hosto. Ou au cimetière. Arica doit sa réputation contestataire au fait que les charmants chevaliers en Kaki on envoyer deux balles à bout portant dans l'abdomen de Daniel Menko, il y a trois an, au cours d'une manif, détail que n'ont pas bien digéré les jeunes oubliés du bout du monde chilien.

lundi, mai 15, 2006

Décolage imminent... En fait non.

Parémi fait des siennes. Comme dans les flims (sur le cyclimse), bin l'avion il décolle juste sous les yeux, comme ça, comme un salopard surtout. Alors, retour à la case Maison, un peu penaude mais pas trop. On en prendra un autre.

Alors comme je regardait Finding Neverland, j'ai vu des bestioles étranges partout dans l'appart, après... Et je parle pas des conquêtes de Jipouille, qui est rentré Dimanche une heure àpres Parémi-Marion, alors que je comptais les mouches dans le noir. Pas pour le style mais parce-que notre bien-aimé Conchasumadre le gardien, loquace et diplomate, nous avait coupé l'elec pour protester.

Mais avec la bouteille de gaz, que c'est qu'elle est finie depuis deux semaines, ça fait beaucoup. On s'en fout, on repart bientôt, après les quelques Pruebas, tout ça. Et pis dès que les entreprises de transport chiliennes voudront bien aller en Bolivie, aussi. Là, elles veulent plus, rapport à une nouvelle taxe qu'Evo veut leur faire payer pour traverser son sol, inaliénable propriété des Boliviens depuis les peuples originaires, oui oui, on a bien compris, gamin.

Au Bosquet en allant me promener,
un curieux Farfadet j'ai rencontré


samedi, mai 13, 2006

Michelle, vous êtes très en beauté ce soir

On a beau dire, il a pas encore tout perdu, Chichi. Il a encore la classe. Et ça, pour la France, c'est bien.

Les larmiches du Vendredi soir


Marre de cette vie douce et sucrée ? Las de ce bonheur béat et facile ? Tu veux en prendre plein ta gueule de bourgeois nanti ? Viens voir Charlize et North Country. Et bam.

Les arguments argentins...



Le conflit opposant l'Argentine à l'Uruguay au sujet de l'implantation d'usines de papier que les second cités veulent posée en face de Buenos Aires, de l'autre côté du gros fleuve qui charrierai les tonnes de déchets toxiques que cette industrie chie si bien qu'on verrai même pas que ça pollue (pas con les Uruguayens), et bien tout ce bordel, c'est vraiment... heu... stimulant.


Ah ouais, c'est marrant hein les gars ? Elle est bonne, tout ça. Sinon, c'est un moyen de vous sensibiliser, aussi, en principe. Bande de cons.

mercredi, mai 10, 2006

Papa a dit

Voilà ce qui arrive quand on fini pas son dessert. Après, c'est la boule de neige. Révolte contre les parents, l'école, pire, contre Sarkozy et la République, pour finir dans l'impitoyable engrenage de la drogue, celle qui tue. La cigarette de derrière les sapins, le joint de toujours derrière les Sapins (car tout celà se passe en cours de sport) et la cruelle descente au enfer, bien-sûr... Extasy, CC, Ether, chimies médicamenteuses ou artisanales, noyades dans l'alcool, poppers, héroine, crack, champis, quête de plantes mystiques, perte de repères, perte de sa carte du Rotary... Et puis un jour, il arrive ça. Le Grand monsieur là-haut demande au chien à trois têtes, en bas de l'autre côté de la rivière, là, de transformer les vilains petits canards. Tout ça pour un gateau au yaourt dégueu.

Wiki qui ?

Connaissez-vous Wikipedia ? Ce bidule me fascine. Comment cette anarchique projet peut-il fonctionner ? Bien-sûr, c'est plein de défauts, sujet à la critique la plus cohérente, mais j'adore, c'est déjà un gros coup dans la gueule du conformisme froid et monétaire auquel on ne peut qu'adhérer grégairement sauf à paraître une réincarnation ratée du Che, ça ouvre un complexe et pénible débat, comme les exècre notre société, et franchement, derrière les zones d'ombres un poil effrayante, les enjeux de cette Pégame en ligne font du bien à la tête (http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipedia)

dimanche, mai 07, 2006

Asi es la historia

- Et aujourd'hui nous commencons par une blagounette pour nous mettre de bonne humeur :

En medio de una guerra sangrienta, el ejército enemigo toma una ciudad. Una patrulla llega entonces a una casa y encuentra dos chicas jóvenes de físico espectacular y, junto a ellas, a una anciana. Uno de los soldados se acerca a las muchachas y les advierte: "Prepárense porque las vamos a violar." Una de las chicas se arrodilla frente al soldado y le pide: "¡Por favor, con nosotras hagan lo que quieran, pero respeten a nuestra anciana madre!" La anciana replica enérgicamente: "¡Cállate hija, la guerra es la guerra!"

- A présent, remerciont Titinalaclasse pour ce moment d'émotion balte. Viendez vous culturer et vous émotionner devant cette belle mobilisation.

- Petit hommage à notre Zizou national, qui ne jouera plus à Barnabeu. (ici)

- Pour compléter, et pleurer un peu après cette bien bonne boutade (et j'en ai plein d'autres en stock, youpi ! ), viendez voir M. Sarkozy et son idée du Pacte républicain. Si vous êtes étranger, veuillez passer par le bureau des régularisations le plus proche et remplir le formulaire E-3245-HT-45 qui vous permettra de vous rendre au consulat de France pour bénéficier d'une entrevue avec le service des entrées sur le territoire courant 2009, si vous avez au préalable rempli le récépicé qui vous a été adressé par les autorités de votre pays en début d'année indiquant votre niveau de connaissance des présidents de la IIIe république, de la recette de la tête de veaux et de la profondeur de votre anus. Au cours de cet entretien, munissez-vous d'un stylo à bille bleu, d'un drapeau en tissu synthétique de la République Française (marque déposée, disponible à la vente par internet, avec une connection ADSL France Telecom uniquement ) et apprenez à chanter la Marseillaise à l'envers en ne prononçant que les consomnes, une plume dans le cul. Vous êtes reçu ? Bravo, contactez au plus vite M.Ducon au bureau 408 du Secretariat du 14è étage, les mardi et dimanche entre 21h12 et 21h33, qui se fera un plaisir (ou pas) de vous faxer (Fax-Minitel France Telecom disponible sur le site) le rapport de demande d'entrée sur le Saint territoire de l'immaculée République. Remplissez en caractères Times 13 pouces les 620 pages et vous aurez connaissance de la réponse, défavorable, dans les 33 ans. Ensuite, c'est simple, ouvrez la page.

- Mon incroyable soirée d'hier, sans photos. J'ai pas osé photographier les danseurs, et après j'étais trop bourré pour me rappeler que j'avais mon appareil photo dans la poche.


vendredi, mai 05, 2006

Je vous sert un peu de Machu Picchu ?

mercredi, mai 03, 2006

Asi hablaba Zarathoustra

"La olla de Humala no se parece en nada a la làmpara de Aladino. Por màs que la frotes y la agites nunca va a salir un genio."

El que hecho basura es un hijo de puta

Bientôt les photos
Mes compagnons d'infortune : www.soleilandes.blogspot.com


Ca y est, ils sont rentrés à La Paz, les deux zouaves. Je suis en solo pour ma visite culturelle de Cusco. Comme le formulaire de l’Office de tourisme le suggère, je suis venu faire et du culturel et de l’aventure. Les 5 jours de Trek ne laissent que quelques ampoules et de très belles images. Tout avait commencé en Poker à Arica et se termine en gueule de bois à Ollantaytambo.

Du camino de l’Inka qui nous amène au Machu Picchu, on retiendra des ascensions diaboliques à 4000m d’altitude avec sac à dos, rituel de remerciement à la Pachamama une fois arrivé au col. Je sais pas pourquoi on la remercie, vu ce qu’elle nous a fait en chier mais bon. Suivent les descentes dans les caillasses. On tiens un rythme du feu de Dieu, on bouffe les Gliches qui se font porter leurs sacs par des mules. Et le soir, courbaturés sur le sol gelé de la tente,on se dit que c’est beau de souffrir un peu.

Une boite de sardine ouverte à coup de pierres, Alban Cro Magnon s’en sort pas mal, son futale un peu moins, mais vu ce qu’on est crado, on voit même pas la sauce tomate. Ca pue, juste un peu plus. Un Cuy grillé, sorte de Cochon d’Inde, dégusté dans un micro-village des montagnes, en écoutant à la lueur d’une bougie Edson « Gato » nous raconter les légendes Inkas… Des eaux thermales salvatrices à Santa Teresa, où l’on débouche notre bouteille en pataugeant dans l’eau chaude, sous les milliers de feu-follets.

Oui, on avait une bouteille pour chaque soir, ça, ça s’appelle la classe française.

Du froid de l’altitude au cagnard de Santa Teresa en passant par les pluies tropicales des 5 premières heures de marche dans, la boue, échantillon de climats. Après un ultime effort le long de la voie ferrée, Aguas Calientes, « petit village » puant que tout le monde à l’air de trouver sympa. Disneyland blindés de restos, boutiques à toutou, étape obligée du grand Machu.

Ne jamais sympatiser avec son guide, soit-il jeune, sympa ou tout ce qu’on veut… Parce-qu’on fini à boire des cul-secs de Pisco dans une boîte avec une Polonaise sans s’en rendre compte, et comme il faut se lever à 5h du mat’ pour monter à pates à la Cité Inka pour éviter le flots de Japonais, c’est dur…

Gueule de bois au Macchu, la grande classe, ça aussi. En compagnie de deux estomacs nantais pas franchement sereins, on attaque la montée. Livides, notre force de caractères aura cependant raison de notre teint livide pour gravie les marches du Waynapicchu, l’espèce de pic immense à côté, là-bas. Il fait superbement beau, putain c’est vrai que c’est splendide…

Le retour sera muet et simple. Un train, un bus, un épis de mais au fromage, des adieux déchirant, une piole, et Morphée.

Le boleto turistico me permet de me balader dans les musées de la ville, d’assister à des danses pour toutous, et tout et tout. Le lendemain, départ à l’aube pour une journée de ballade sous le soleil, vers les ruines voisines. Sacsayaman, Kenko, Puka Pukara et Tambomachay. Après-midi avec Luiza Maria, une Cusquenia de 17 ans qui vit seule avec ses deux petits frêres, en bossant et en étudiant enn même temps… Une groupe de tous ages joue à Chapa-Chapa (sorte de loup glacé vachement amélioré. Ahhhh, le loup glacé…) dans les ruines Inka. Et ce soir, je ne le sais pas encore, mais je vais aller danser sur Sonia Morales… J’adore Cusco.

lundi, mai 01, 2006

I WAS THERE !

El retorno triumfal de la internacional SONIA MORALES !

Al Jardin de la Cerveza del Cusco, 30 de Abril 2006 ! Un montòn de locos de la reyna de corazones, con todo el amor, para celebrar el dia de los trabajadores junto con la artista màs famosa de todo el Perù !

Su voz inconfundible y sus canciones no dejan de encontar a todos, especiamente con litros de Cusquenia en el sangre ! Hay Pollo al Horno, hay Dulces, Hay la buena Onda, todos bailan y buscan una pareja, ADELANTE, que viva la fiesta,

con la INTERNACIONAL SONIA MORALES !

Grand grand moment d'un petit Gringo baladé dans cette folie furieuse populaire pour 10 soles. Le litron est à 6 soles... Spéciale dédicace à JeanFi, fan n°2.

vendredi, avril 28, 2006

Et alors lá, je sors d'un trek de 5 jours qui m'a mené au Makou Pikou. Je dors 50 heures et je vous conte tout ca. C'était splendide...

mercredi, avril 19, 2006

Fin d'après-midi à Caupolican 955


Changement de salle, changement d’ambiance… Installer vous au salon, Pauline Croze vous y accueille à toute heure et vous masse les tempes. Montez, la salle informatique saura vous séduire au grès des plaintes de Björk, et si la connexion internet le veut bien, vous ouvrirez la fenêtre du Monde qui vous rappellera combien chanceux vous êtes d’être là ou vous êtes… Vous voulez vous détendre, Installer vous sur le lit de JeanFi, depuis qu’il a brisé les lattes du mien, celui-ci vous entrainera vers des songes chauds et mystérieux. Venez contempler les visages de ces Boliviennes sur le mur de la chambre de Glenou, et la cuisine vous ouvre la porte de son Frigo pour vous ravitailler, vous vous remplirez allègrement la panse à l’aide de … rien, le frigo est vide. Sortez donc prendre l’air sur le balcon, admirer cette vue, ce soleil, cette quiétude éblouissante. Vous reprendrez bien un peu de vin…

mardi, avril 18, 2006

Nuits de Juin


L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l'ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l'aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.


Totor


-Franchement les gars, l'année prochaine, le PSG sera champion.
-Nan, c'est l'OM qui va gagner.
-Vos gueules mes mecs, ce sera Brest.

jeudi, avril 13, 2006

Grand sondage du 13 Avril

Pitit résumé du trip Bolivien, ici, états d’âmes du mercredi soir, .

Moi y en a réfléchir


Ou c’est que je vais faire mon stage ? Il est grand temps de se tirer les doigts du cul, dit le sage, et je le crois. Le meilleur conseiller gagne un bonnet péruvien, parole d’Homme.

1- Poste un peu abscons au QG des forces armées à Londres, Royaume –Uni.
Les bien : Que c’est original.
Les pas bien : bin, l’armée, c’est les militaires quand même… Captain, un avis ?

2- Jouer du piston de manman pour bosser au consulat de France à Rabat, Maroc.
Les bien : Il fait chaud, le Maroc c’est bien, pas très loin, et on peut y aller en van multicolore avec la planche de surf dessus.
Les pas bien : On sa fait pas chier, en Consulat ? Et pis tout le monde fait ça, pffff

3- Appeler et saouler les gens des ambassades de Toronto et de Montréal pour qu’il me file un stage, à la fin.
Les bien :Super, li Canada.
Les moins bien : Oula que c’est cher le billet d’avion, mes parents vont me deshériter.

4- Travail sérieux sur Potosi, sa mine, ses mineurs, son histoire.
Les bien : Cadre incroyable, thème captivant et émouvant, aide de Wily, adorable mineur, j’en suis sûr.
Les pas très très bien : Trouver un cadre officiel pour le faire... Et a priori, on peut pas repousser le billet d’avion de retour au Pays.

5- Pèlerinage en Irlande avec un groupe jeune et dynamique, coaché par un prêtre bretonnant charismatique.
Les bien : C’est original, spirituel et tout.
Les moins bien : Heu… C’est un stage, ça ?

6- N’importe quelle boite à la con en France avec un stage moisi dont l’intitulé comprend au moins «adjoint du secrétaire du service comptable de la cellule marketing et communication ».
Les bien : C’es pas cher, et on peut se souler tous les soirs avec les potos restés au pays.
Les pas bien : BEURK

7- Se bouger pour trouver quelque chose en Europe. N’importe quoi, je prend. Festival de ciné à Sarajevo ou dans un bureau minuscule à Strasbourg.
Les biens : pas trop cher.
Les pas bien : faut le trouver. Et donc se bouger, tout ça.

8- Fuir. Loin, très loin. Oublier tout ça à l’ombre d’un arbre géant en Amazonie, perché dans un hamac à 20 mètre du sol, de cette terre ou il faut prévoir, envisager et gérer. Se raffraichir le gozier à grand renfort de cette boisson concoctée par les locaux qui mastiquent une feuille des heures durant et la recrache dans le godet, et l’esprit à l’aide de drogues hallucinogènes.
Les biens : Tout.
Les pas biens : Je vois pas. Aidez-moi.

samedi, avril 01, 2006

Bolivia via San Pedro de Atacama

Et bin nous, on se casse en Bolivie. J'ai dit.
Nosotros viajamos a Bolivia ya. He dicho.
On rate la semaine des Bizuts, mais d'abord on s'en fout.
Perdimos la semana mechona pero no importa.
Stop aux chouilles.
No màs carrete.

mardi, mars 28, 2006

Les nuages s'estompent... plus rien


La trogne encore boursoufflée par ces mois festifs, l'esprit s'échappe et s'apprète à engager le lent processus d'une nécessaire reflexion. L'avenir, la vie, la mort, tout ça. Le plus important est de ne pas retomber dans un chaudron de potion magique avant un moment.

Los indios shuar, los llamados jìbaros, cortan la cabeza del vencido. La cortan y la reducen, hasta que cabe en un punio, para que el vencido no resucite. Pero el vencido no està no esta del todo vencido hasta que le cierran la boca. Por eso le cosen los labios con una fibr que jamàs se pudre.

Rencontrés aujourd'hui, deux des francais qui selon les légendes peuplent le campus d'agronomie, là-bas loin dans la vallée, par rotation semestrielle. Pas envie, mais alors pas du tout envie de leur parler. Désolé chers compatriotes. Les couchers de soleil sont magnifiques, en ce moment, l'été s'étire paisiblement et devient propice à l'appaisement des corps et des coeurs.


samedi, mars 25, 2006

Les 4 fantastiques


Bébère récupère le ballon du match (sa claquette)

Surpris, les mecs.

le hollandais volant

Magic Bat' le portuguais, Tom Bébère Cruise, Super fouine, Steven Jeanfoufe Spielberg, "35 reprEsent", wesh wesh

Cet Homme n'est pas homosexuel


4 garçons pleins d’avenir.

Ô tourmente éblouissante, doux ravin, vertige téméraire qui nous entraîne inexorablement vers les derniers soupirs de notre décadence… Ca y est, ils sont partis, en quête d’assainissement corporel. Ils vont se purifier sur les rives du Titicaca. L’appart est ruiné, on va faire la liste de ce que Baptiste a dégommé, perdu et piqué, et puis se reposer.

L’escale qui devait durer une journée s’est transformée - comme on en a l’habitude ici, les charmes d’Arica ont englué bien plus d’un touriste… - en 4 soirées plus ou moins glorieuses, mais une chose est sûre, pleines d’émotions, de joies, de bonheurs éphémères et de liche. Et parce qu’il faut que le monde sache, parce que le poids qui écrase ma conscience souillée est trop lourd, voici ce qu’il s’est passé Mercredi 22 Mars 2006 dans la belle ville d’Arica.

Les autres jours de la semaine, on sait ce qu’on fait, mais alors le mercredi, panique. Mardi, c’est Sex en vivo à la Sunset, Jeudi super soirée bar abierto au Drake où Jipouille et Magic Bat’ ramènent, et la voiture qui nous ramène nous prend feu, Vendredi à la Zonna pour choper des mails et numeros de téléphone pour justement passer des lundis plus agréables après. Samedi au choix, Zonna, Soho, The End, Metropolis, selon l’envie. Mais le mercredi, c’est la merde. Qui a dit que le mercredi, on pouvait pas faire la chouille, hein ? Ca devait être un sacré con.

19h30 : On achète des bières et on arrive à la fac. Il paraît que c’est la semaine des Mechones (bizuts), alors ils se baladent à moitié à poils avec des trucs dégueu sur la gueule, et le soir, y’a un concert sur le campus. On a qu’une heure et demie de retard.

20h30 : La Pizza Mondini, qui est tout tout près de la Fuck, est tenue par le troisième francais d’Arica et on n’y a jamais mis les pieds, c’est pas très très bien, ça. Ou l’on apprend que 12 toutous ricains se sont cassés la gueule dans les montagnes, là haut, que les merguez sont vertes mais grâce aux colorants péruviens ça va mieux. « Nooooon, vous buvez une bouteille de bière CHACUN ??? oh dis donc, les bretons quand même… » La femme du patron, ignorant qu’il s’agissait du dixième de notre consommation de la nuit.

22h30 : Oh putaing, la quatre-fromages déchire sa race. On va acheter des bières et comme de par hasard, le stade Carlos Dittborn, temple des exploits du Deportes Arica, ce grand faiseur de rêve, de passion et de vie, est éclairé. Nous on voit de la lumière, on entre, on est comme ça. On distrait un moment les supporters d’un match de –18 ans, et pis on décide d’aller acheter des bières.

Medianoche : Passage éclair par la maison pour prendre des sous. Sur la route du bar, comme de par hasard again, on tombe sur le local de playstation… Bon, vite fait alors… « Baptiste, t’es vraiment qu’une fouine, c’est pas possible d’avoir autant de chatte, ça m’énerve, ça… » Glen, puis Bébère, puis Filou… Premier contact avec Rocky.

Une heure et quelque : Ambiance tamisée. Gothiques partout. ERA et poèmes. Quand on nous saute dessus pour parler foot, s’en est trop, on s’arrache. Rocky, petit chien tout mignon nous a sagement attendu dehors et nous colle aux basques. C’est là que tout bascule…

Deux heures : Le Café Sofocles est un établissement de type « Café con Pierna », on y déguste quelques bonnes bières entre amis en profitant de la conversation ou des performances artistiques de charmantes (ou pas) demoiselles. C’est à cause de ce con de chien, d’abord. Indécis devant l’entrée, il nous emboîte le pas et entre, le couillon. On commande des bières, Beber tombe follement amoureux d’Elvia, ou l’inverse je sais plus, Steven Jeanfi Spielberg (on vous jure, il ressemble vachement avec la casquette, et avec Tom Bébère Cruise à coté en plus…). Et pis d’autres, et pis d’autres. On s’échappe après un ultime show pour aller… au Café con pierna d’en face… « Bébère, c’est un lover de putes ».

5 heures (? ) : Le Madonna’s bar ferme dans une demi heure. On boit des bières et on se fait virer. Y’a un After en face du casino, nous dit-on. Hop, c’est parti. Mémorable partie de foot américain avec les claquettes de Bébère dans les rues du centre, on toque à la porte métallique. Horreur et castration, ce bar underground est plus sinistre qu’une geôle soviétique. On boit des bières. Et on retrouve les putes.. heu les serveuses du Madonna’s, avec d’autres en bonus. Jeanfi s’énamourache d’une hôtesse, et pas l’inverse, de 50 ans son ainée. On reboit des bières. « Ca va pas très très bien là ».

7 heures et demie : Alors qu’on était à deux doigts de conclure, le bar ferme. Merde. On a rendez-vous le lendemain avec nos amies. Mais oui. On rentre en braillant des chants de supporters dans la rue.

8… heu.. 9 heures : Bilan de la soirée, autour d’une bonne bière, on refait le match. « Je crois qu’on a montré ce soir une belle envie, c’est indéniable, mais on à manqué d’agressivité et de percussion, face à un très bon adversaire. Je crois qu’il faudra en parler avec le groupe et trouver des réponses adaptées aux faiblesses de l’effectif. Je reste malgré tout satisfait, on ne prend pas les trois points ce soir, mais ce match est plein d’espoirs pour l’avenir. On va prendre les matchs les uns après les autres et je suis confiant pour la suite de la saison. » Roberto, coach.

vendredi, mars 17, 2006

Il est méchant Monsieur Brochand

Un delta de sueur s'épand sur le triple menton du gros qui vient de pénétrer dans l'avion. Ses yeux implorent le pardon. D'être si gros, si puant, si inacceptable. Sa lenteur à progresser dans le couloir du coucou est consternante, on devrait tous se lever et applaudir en se foutant de sa gueule. Il sait qu'on est tous en train de prier pour qu'il ait pas le siège vide à coté de nous. Pauvre Homme.

Alors on s'attaque avec une passion feinte aux nouvelles chiliennes de Las Ultimas Noticias, gentiment offert par LAN Chile. Juste pour pas le regarder, le gros. Mais on éclate de rire quand même, c'est pas sa faute pourtant, juste que le canard est affligeant, mais sûr qu'il va prendre ca pour lui. Et hop, il sort un paquet de gatales pour camoufler son mal-être. Le gros se meut avec la difficulté d'un éléphant de mer qui veut aller chier à l'autre bout de la plage.

Il est presque à ma hauteur. Ne pas lui cracher dessus, ne pas lui cracher dessus. Je met toute mon talent d'acteur de série B slovaque pour me concentrer sur le titre évoquateur de "construire un hotel en face de l'aéroport, c'est comme mettre le frigo dans le salon". Je tourne la page dans un geste vif et naturel pour écarter le fou rire et j'apprend que les Boliviens viennent de créer un jour férié en l'honneur du Charango, l'espèce de guitarre en carapace de tortue. Si si.

Bachelet était un bébé prématuré. On vient d'arreter à Santiago un mec qui creusait des piscines chez les gens et pis se barrait avec leur thune sans les finir. Un autre type a inventé le sac de couchage de forme humaine, qui épouse les parties du corps, Diego Maradona a dit, je cite, "Assister à un Boca-River, le clasico argentino, c'est comme une nuit avec Julia Roberts". Mon horoscope me dit que je vais trouver les solutions appropriées à des situations de prime abord délicates. Je suis rassuré, du coup.

Le gros est passé. Il est pas pour moi.

samedi, mars 11, 2006

Je fais du rafting dans les remous de ta colique

Il était une fois un monde très étrange, où on tirait sur des cordelettes qui pendaient du plafond pour faire défiler le temps, sortir de cette jungle morbide et pleine de cadavres pour arriver dans ce temple gigantesque aux statues de nacre, d'ivoire et de pourpre. Mendoza, oasis onirique et confortable, teinte mes rêves d'une douceureuse et divine fantaisie. La chaleur et le sentiment partagé d'être bien, simplement, me ferait presque m'installer ici, au coeur de cet harmonieux foyer.

Il était une fois un fantôme, sorti de son lit aux aurores. Perdu, aveugle et misérable. Combien de temps a t-il dormi ? Prêt à profiter pleinement de cette journée, il ne voit pas que les étoiles se reflètent sur ses cernes. Assis devant le poste, il reste longtemps sans bouger. Il est 5h18, dit la radio. Il a dormi trois heures, qui lui en paraissent vingt, il se recouche habillé, ébété, et se dit qu'il faudrait quand même acheter une montre, à la fin. La veille, exténués par un après-midi de rafting sur le Rio de Mendoza, on s'est endormi devant notre viande.
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Il était une fois des souvenirs enfouis depuis longtemps. Une ballade suréaliste et douce sous le soleil de Potrerillos, un camping innondé et une lumière chantante. Le soir, en écoutant la viande cuire sur la grille et les grillons jouer par dessus, il est question d'éfluves de parfum quand le père part en moto et d'une incroyable machine qui creuse pour amener des fibres optiques.
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Il etait une fois un sommeil lourd, vide et réparateur, puant l'alcool et la clope. L'énorme usine à débauche et à fantasmes a fait son oeuvre, je suis cuit et d'innombrables gravures de modes vivantes doivent défiler dans mon cerveau, cette nuit. La visite des caves à vin de la région en compagnie d'un oeunologue d'ami s'est terminée la veille sur une terasse ou vinrent nous saluer une équipe de rugby.
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Les olives noires sont les mêmes que les vertes, mais laissées murir plus longtemps, voilà tout. "Tengo una mala noticia, no fue de casualidad, nada de esto fue un eror. ohohoho". Phase de séquencage mémoire, je décolle bientôt, avec un sacré bordel magnifique a mettre en ordre dans ce crâne heureux, dernier appel avant enracinement a Mendoza...

lundi, mars 06, 2006

On a mis sa race a Arturo Benitez

C'est vrai qu'après 6 jours intensifs de Carnaval, on avait besoin de ca, tiens. Mais de se retrouver sur ce bon vieux sol chilien, ca donne envie de boire, je sais pas. Surtout quand on a 4 heures a tuer à l'aéroport de Santiago. Ca se fait très bien à grand renfort d'ESCUDO, je vous assure. Pas très frais pour attraper le bus à l'aube, ceci dit.
*
L'incroyable folie du Carnaval n'est deja plus qu un voile brumeux à l'intérieur de nos cervelles humides, mais putain, qu'est ce que c'était bien... Me voilà sans transition aucune a Mendoza pour jouir de la cérémonie mégalo-mystico-ecologique des vendanges. Les meilleurs vins du Monde viennent de Mendoza, et il faut que ca se sache cré bon Dieu.
*
Loin de nous l'appart polyglotte de Manga ou la reconciliation franco-teutone a été quelque peu mise à mal, le lagon bleu ou Yoyo fait la baleine blanche pour séduire, manque de bol, la Brésilienne la plus prude du pays, sans aucun doute, la musique baianaise qui vaut largement le regeaton et que l'on va aussi importer aux teufs René Marcille de l'an prochain...
*

jeudi, mars 02, 2006

Fatboy Slim is fucking in Bahia

Il est 9h du matin, a Porto barra, je sirote du lait de coco le cul dans l´eau. Le soleil commence a taper. La plage est calme et je ne sais pas encore que nous allons rencontrer, avec Manga, notre proprio bien sympathique, quelques jolies jeunes femmes avides de conversation. Je ne sais pas non plus qu´après ces deux soirées Afro, a se balancer en tunique baianaise au rythme des percus, le set de 5 heures Fatboy Slim va nous electriser jusqu a l aube pour clore ces fantastiques 6 jours de carnaval... Demain, on va a la plage et on se ballade, hein les gars, on fait pas les merdes et on retrouve un rythme de vie diurne. Yoyo, Baret, Romano et moi, Bacardi, belotes et flemme, tendu pour faire bouger tout ca...

dimanche, février 26, 2006

Alegria


Un concentré de Brésil nous explose à la gueule, si je puis me permettre. A Bahia, 2 millions de visiteurs s'ajoutent aux 2,4 millions de Baianos pour faire vibrer, danser, chanter et boire toute la ville au son de Gilerto Gil, Daniela Mercury, Chiclete's et autres superstars ici qui font se déchainer les foules... Bono chante No women no cry avec Gilberto et Fatboy Slim devrait tout renverser Mardi, aussi...

Il fait une chaleur humide et torride, celle qui donne des plaques rouges dans le dos des petits touristes blancs et les fait boire de la Cariperinhia. Les kilomètres de plages et la chaleur des autochtones enchantent le badaud, qui se retrouve bien pommé, entee l'Afrique, l'Amérique du Sud et un rêve un peu flou.

Enfin, pour peu qu'il évite les canettes ou les noix de coco qui lui pasent sur la tête, le badaud. Parce-que passé une certaine heure, et même avant, c'est plutôt chaud, comme si les 6 jours de Carnaval étaient un défouloir total, miroir des gigantesques disparités et des problèmes sociaux, un peu le champs de bataille de mecs défoncés au crack qui ont besoin de se lacher... Un nombres incroyables de bastons, de flics aussi, qui n'y vont pas de main morte...

Et quand 4 petits blancs tout joyeux dansent à 3h du mat' au milieu d'une rue bondée de locaux sans voir un seul gringo de la soirée, quand ils se font faire les poches, ils disent rien. Juste prendre les précautions d'usage, et ca roule, en avant pour cette absurde folie !
*
"de toute facon, faut pas s'en faire ils seront toujours pauvres, ici" Romain Feulvarc'h.

mercredi, février 22, 2006

Bem viendo a Bahia !

Est-ce la chaleur torride, les boissons indispensables et bon marché, la perspective du carnaval - exceptionnel bordel coloré et musical qui commence demain et nous epuise pendant une semaine - ou simplement le fait de partager un appart avec une dizaine d étrangers dans une ville exceptionnelle qui m empeche d être plus prolixe...

lundi, février 20, 2006

Pillos

"On juge les Hommes a ce qu ils cherchent, pas a ce qu ils trouvent" Aldo Butch Cassidy
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Tombera ? Tombera pas ? Toutes mes pensées sont absorbées par ce vieux ventilo au plafond, qui menace de se casser la gueule. 1h30. Il fait moite. Je paie 40 Reals mon hâvre entre les putes et la mer. Ce qui est impressionnant, quand on arrive a Salvador, de nuit, c est la 20aine de loupiottes des pétroliers mouillés dans la Baie. Après, c est de se retrouvé planté a l aéroport, attendant un hypothétique bonhomme censément envoyer a ma rencontre par mes chers collocs. La patiente attention d un baiano m évite de me faire plumer et de coucher sur un banc en maudissant le genre humain. Enfin un genre en particulier surtout. En plus, je n ai plus la petite joueuse de Tennis chileno-bresilienne pour me guider. Un top-modèle apparemment très connu avec qui je discutai avant qu elle se mèle a la foule provoque quasiment une emeute dans le hall, je m éclipse. Tout avait commencé comme dans un David Lynch, dans ce gigantesque coucou aux 3/4 vide dont la carlingue résonnait des rires d un groupe d éblouisantes cariocas, alors qu on s enfoncait dans les nuages epais de Sao Paulo. Dans mon Motel, j écoute penser Flaherty alias Shamus.
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"écoutez, je suis Nietszche. Je suis personne. Je suis de la dynamite. Vous ne comprenez donc pas -poursuivit-il avec un violent accent russe - que l immortalité est le préalable nécessaire aux valeurs nouvelles ?"

dimanche, février 19, 2006

La fuerza del Sol

La illustre Municipalidad de Arica, la ciudad de la eterna primavera, presenta, con la Universidad Arturo Prat, varios empresas y... Coca Cola el carnaval màs grande de Chile, el carnaval andino de Arica, con la fuerza del Sol.







Et il va falloir m'expliquer comment, sur ce continent, des femmes de 70 ans peuvent danser 5 heures d'affilée alors que toi t'as mal au dos au bout de 2... Mais bon, on va voir ce que donnent les Brésiliens, demain à Salvador...

mercredi, février 15, 2006

On appelle ça la classe

Aujourd'hui, c'était petit dej' au lit. Marion, tu gère la crise.

dimanche, février 12, 2006

Alors de deux choses l'une...

Ou bien tu fais exactement ce que je te dis, et tout va très bien se passer, ou tu fais ton mariole, et là je vais te pourrir la vie. Et crois mois, pour ce qui est de pourrir la vie, c’est mon métier.


Trois petits jours tout seul. Je me perdais dans une lutte de grands ducs contre ce poisson perfide qui se plaisait à me remuer les entrailles et me provoquer des spasmes stomacaux des plus désagréables, à moi qui n'ai pas souffert le moindre désagrément alimentaire depuis mon arrivée ici. Encore un coup de ce fourbe de JeanFi, ça.


Et puis ça m’a pris comme une envie de cracher sur Sarkozy, enfin en moins spontané quand même, il aura fallu les remarques subtiles de ma tante et ma mère au second degré corrosif (« dis-donc, ils n’ont pas encore inventé les serpillères au Chili ? »)… J’allais faire un grand ménage de cet appart laissé en ruine par mes deux compères, dont le plus hermétique aux standards d’hygiène se trouve être celui que je ne pourrai cogner qu’en Mars, faute d’emploi du temps convergent.

Vendredi, Samedi et un bout du Dimanche dis-donc. Avec une grosse pause pour Valence-Barcelone avec Kraftwerk à fond les ballons. Là, on est Dimanche soir, et je suis plutôt content de mon déhanché-balai-serpillère. Tous les flacons susceptibles de contribuer à une réaction chimique ont été mis à contribution. Pour un résultat éclatant. Ting.


Alors, maintenant, on passe aux choses sérieuses : Jeanfi, éventuels compañeros de casa futurs, ceci est ma lettre de doléance.( valable pour moi aussi, faut pas charrier). Jamais plus je ne me tape ce genre de détartrage intégral de notre porcherie. Donc, auriez-vous l’obligeance de, par ordre de préférence :

- Ne pas utiliser mon lit pour faire vos cochonneries avec des filles très moches et très en manque, ou en cas d’extrême urgence procéder immédiatement après à la désinfection de la pièce… Bon, lavage des draps au moins…

- Ne plus utiliser les chiottes du haut, merde, c’est Bou-ché.

- Essayer, autant que faire ce peut, de rehausser les standards de saleté supportable dans un ensemble de vie partagé, d’un point de vue général… C’est à dire procéder à l’occasion, si on s’emmerde, et Dieu sait que ça arrive, à un petit nettoyage d’un endroit de son choix, comme ça, juste pour faire plaisir, comme on apporterai le petit dej’ au lit. Heu…

- La bouteille à coté de l’évier, c’est du produit vaisselle, le bouton rouge, il fait de l’eau chaude.

- Ne plus se couper les cheveux à l’arrach’ dans la salle de bain, ou bien juste faire en sorte que j’ai pas des cheveux dans la bouche en me lavant les dents ou dans le cul en venant de chier. (et pas l’inverse car ça n’aurait aucun sens)


mercredi, février 08, 2006

Crònica de la ciudad de Santiago


Santiago de Chile muestra, como otras ciudades latinoamericas, una imagen resplandeciente. A menos de un dòlar por dia, legiones de obreros le lustran la màscara.

En los barrios altos, se vive como en Miami, se vive en Miami, se miamiza la vida, ropa de plàstico, comida de plàstico, gente de plàstico, mientras los videos y las computadoreas se convierten en las perfectas contrasenias de la felicidad.

Pero cada vez son menos estos chilenos, y cada vez son màs los otros chilenos, los subchilenos : la economia los maldice, la policia los corre y la cultura los niega.

Unos cuantos de hacen mendigos. Burlando las prohibiciones, se las arreglan para asomar bajo el semàforo rojo o en el cualquier portal. Hay mendigos de todos los tamanios y en la desesperaciòn total, caminando a la orilla de la locura, y otros luciendo caras retorcidas y manos trembleques por obra de mucho ensayo, profesionales admirables, verdaderos artistas del buen pedir.

En plena dictatura militar, el mejor de los mendigos chilenos era uno que conmovia diciendo : "Soy civil."


Eduardo Galeano, El libro de los Abrazos

mercredi, février 01, 2006

¿ Ya jugaste con tu reloj biològico ?

Hopala, on retourne les aiguilles du cadran, on renverse la pendule et on se lève a l'aube pour aller chercher ses chers petits parents à l'aeroport. La figure est pas evidente a realiser mais ca se fait, au final, surtout si on peut se remplir la panse dans des restau 10 fois plus chers, alors que nous d'habitude, et bin on grignote tout juste pour ne pas mourir de faim et avoir assez d'energie pour se trainer jusqu'a la fac... J'vous jure, avec mon colloc, la haut, c'etait une autre limonade...
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Mouais, bon, de toute facon, on y retourne, tous ensemble, dans mon grand Nord, pour trouver du vrai soleil qui donne des cancers, passke la, franchement, ils vont penser qu'on leur a menti sur la marchandise, les vieux venus de cette Europe mortifiee par la glace depuis, quoi, 6 mois... Ok, c'est le cagnard a Santiago, mais depuis, que dalle, une brume tiedasse sur Valpo. un soleil blafard sur les minettes de 14 ans de Papudo (je precise parce-que c'est incroyable, ca, ils avaient pas envie de mettre aussi des gens plus vieux, menfin, j'dis ca j'dis rien) Apres on s'etonne que la vieille tente veuille aller en Felouque a Essaouira...
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Bueno, un beso a mi tortuguita, y a la Marion que va a esperarme a casa mañana con un pito y algo de comer, te adoro.

lundi, janvier 23, 2006

Je chante la vie, je danse la vie

Je quittai l'intrépide et bouillonante Buenos Aires en me disant que, de toute facon, je trouverai pas mieux et qu'il me fallait donc me fixer comme objectif pour la suite de ma virée, du tourisme ébahi et moins de soirés endiablées parsemées de rencontres incroyables...

Et bin non. Arrivé a Córdoba, deuxième ville d'Argentine et centre balnéaire prisé des Argentins, je vis un enchantement ! La ville est très agréable, j'enchaine les soirées enflammées et les escapades, diurnes celles-là, avec les trois argentines très sympa de l'hotel. La vie ne coute rien et est d'une douceur, ici.... Je m'enmielise tout doucemenent.

Jusqu'a rencontrer Federico et Martin, deux Mendocinos qui rentrent justement dans leur belle ville, en automobile, ce dimanche. En plus d'etre incroyablement sympathiques, ils écoutent Mano Solo et la Rue Ketanou a fond les ballons sur la route - d'une beauté pure, y'a meme des vaches qui marchent sur l'eau et des chevres qui paissent sur des dunes de sables, alors... - de Mendoza. On s'arrete juste dire bonjour a un vieux copain dans sa maison de vacance... Juste dire bonjour veut dire en Argentin jouer aux boules, partager un barbecue succulent et dicuter avec toute la famille, d'une destabilisante hospitalité, une bonne partie de l'après-midi...

Mes compagnons me déposent devant une très jolie petite auberge de jeunesse, je suis exténué de ces 5 heures de sommeil en deux jours et eux bossent demain, Fede est archi et Martin fait des recherches sur le Vin (non, c'est pas juste un alcolo). On se retrouve ce soir et demain, ils ont prennent leur journée... Que bueno !!!

Je ne sais pas si c'est une bonne situation, ca, étudiant en intercambio a l'autre bout du monde, mais vous savez je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main peut-être à un moment ou je ne pouvais pas ou j'étais seul chez moi et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent une destinée parce que quand on a le goût de la chose, le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas comme je le disais car moi au contraire j'ai pu et je dis merci a la vie je lui dis merci, je chante la vie je danse la vie, je ne suis qu'amour ! Et finalement quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent : « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? » eh bien je leur réponds très simplement, je leur dis : « C'est ce goût de l'amour, ce goût qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain, qui sait ? à me mettre simplement au service de la communauté pour faire le don de… de soi.

mercredi, janvier 18, 2006

La noche del amor

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Bajo un manto celestial :
Pleno de luna y estrellas,
musitare las màs bellas...
¡Frases que te haran soñar!
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Sera la noche ideal,
por ti, brotaràn mis rimas
delicadas cristalinas...
¡como agua del manantial!
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I cantarà el manantial,
Las estrellas y la luna,
alumbraràn la Fortuna...
¡del idilio nocturnal!
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En ese edèn pasinal
y en romàntico emblezo,
brindaremosnos Los besos...
¡Ebrios de Felicidad!
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Sueño Azul

dimanche, janvier 15, 2006

Sempiternels dilemmes du voyageur fetard.

La premiere question qui me taraude, au reveil, vers 16h, est la suivante : "Oserai-je encore refoutre une couche ce soir sur la deja tres bonne d'hier ?". La reponse, evidemment, apres moults tergiversations embrumees, est oui. Jusqu'a ce que s'em aille mon gros prefere, retourme a sa famille - ah l'appel de la chair, c'est beau, quand meme...- et que ce soir, SAMEDI, jour des soirees ultimes, je dise STOP. Non, je ne cederai pas. Pas cette fois. Bon, sauf si les filles d'hier soir rappellent et me prosposent le meme genre de soiree - enfin de l'Argentin veridique des lointaines banlieues de Buenos Aires grace a Martin l'entremetteur. Demain, donc, je profite de ma journee a fond. Ca, c'est dit.
La deuxieme question de ce reveil comateux est la suivante : "bon, je me casse quand ?". Et la, c'est plus dur, on se laisse facilement aller a cette viscosite confortable quand meme, hein ? Mais il faut repartir et repartir encore, decouvrir et redecouvrir ces joies et ses rencontres qui emaillent motre raison d'etre, le voyage. Generique de fin. Et la reponse surgit du fond d'une boite remplie de jolies argentines et de vodka red bull, ou plutot du gosier d'une charmante demoiselle : "moi je vais a Cordoba denain si tu veux, tu peux venir." Et hop, il en fallait pas plus. Puis Mendoza, c'est promis. Avant que d'aller acceillir mes parents cheris a Santiago. Romain veut adopter un chat pour la colloc Rene Marcille. Je fais greve de la photo, again. Lo paso muy bien aca. On a vu le docu sur Maradona. Je me gratte l'oreille.

lundi, janvier 09, 2006

Bienvenidos a Buenos Aires



Bienvenidos a Buenos Aires, ses femmes, sa chaleur insupportable, ses morceaux de viande exceptionnels, son auberge de jeunesse pleine d'Israeliens mais aussi de sympathiques jeunes gens de toutes les nationalités- et meme francais dis-donc , ses soirées que l'on commence doucement et que l'on termine a l'aube avec un numero de telephone sur un bout de paquet de clopes, ses pieces de theatre conceptuelles et ses sales de cinéma climatisées qu'on va essayer parce-que-la-c'est-vraiment-plus-possible, ses ballades a Boca et a San Telmo.

samedi, décembre 31, 2005

Próspero año nuevo

Moi et Markus Nilsson (http://myrtillus.se/markus/) vous invitons a prendre le the sur le coup de 17h, afin de feter cette nouvelle annee. Puisse t-elle etre aussi cosy que la precedente. Meilleurs voeux.

mardi, décembre 27, 2005

Comme dit Gandhi, c'est la vie

Alors que je me brûle la langue avec le café servi a bord du vol 701 de Sky Airlines a destination de Santiago de Chile, je repense à tout ca...

Chapitre premier : Levé à La Paz, couché a Valparaiso.

Hier matin, a l'heure ou blanchit la campagne, c est a dire 5h10-5h20, on allait attraper le bus pour Arica apres une courte nuit dans la capitale la plus haute du Monde. 8 heures plus tard et malgre des douaniers cons commes... des douaniers, et un chauffeur rassurant comme Ayrton Sena, on arivait a la cite de l eternel printemps. Hop, avion puis tacos, Valpo nous ferme les yeux sur les coups de 2 heures du matin. Mais pour les plus courageux, reprenons de puis le début.

Deuxieme chapitre : Vamos chicos

Il est de ces choses qui sont immuables. Le depart d'Arica soutend une obligation prealable, la nuit torride a la Soho. J ai traine Marion en Boite, preuve que la gauche francaise peut gagner les presidentielles de 2007. Notre gros prefere arrive pendant notre gueule de bois, et comme le tres nationaliste Evo Morales est largement en tete des presidentielles boliviennes, nos voisins ne vont pas bruler le pays et donc on peut y aller. On part sur un de ces coups de sang qui ne nous sont pas familier a 2h du mat'.

Troisieme chapitre : Le long tunnel blanc

Midi. La Paz. Vivants. Enorme frayeur sur l'Altiplano. reveil en sursaut, les sacs se cassent la gueule, le bus fait des embardés sur les deux roues a 100 a l heure, on pense a Airforce One, marion me broie le bras. Ce chauffeur est genial, il a evite le camion. signes de croix, on est bientot arrive a La Paz.

Quatrieme chapitre : Tiwanaku

Le plus enorme bordel colore que j aie jamais vu. La Paz est incroyable, on traine pas, mais c est meme pas a cause de la police touristique qui nous saute dessus des qu'on foule le sol Pazien pour nous mettre ne garde contre les voleurs. Direction Tiwanaku, berceau de la culture Tiwanaku, une des plus flamboyantes et puissantes des cultures andines. A 22 dans un van prevu pour 11, on a un apercu de El Alto, la partie haute de La Paz, seule ville en denivelé ou les quartiers riches sont en bas, puisque a 4000 m on respire pas et que le vent glacial balaye les bicoques. On arrive au village de Tiwanaku. Ballade entre les cochons. Pension tres sympa, les gosses du village viennent nous massacrer les tympans a l'aide de tambours, harmonicas et charrangos. On fume un cigarillo devant la Mission, avec jeremy Irons.

Cinquineme Chapitre : La ou tout a commence

De Tiwanaku, capitale de l Empire, il ne reste que quelques ruines dont les historiens ne savent pas grand chose. Donc les 80 bolivianos payés ( 3 pour les etudiants boliviens) font un peu mal au cul, meme si pour mon Eternel et brillant ami le routard ( et ex-ami aussi, je me suis fait tirer mon petit sac a La Paz. Y avait rien dedans et un voyage en amerique du sud sans se faire voler quelque chose ne satisferait pas les cliches un brin rascite que nous avons) "il faut ici s impregner de l ambiance millenaire, humant cet air pur plein d histoire, contemplant la porte du soleil, cette oeuvre riche et allegorique" et tout ca. Bandes de cons. Francais.

Sixieme chapitre : ROOTS

Retour rapide a La Paz, errance entre les marchés bariolés, cette fourmilliere désorganisée. On mange chez l'Arabe du coin qui est vraiment Arabe (c est marrant quand meme, ca) et puis le matin on se casse a Copacabana. Pas la plage du Bresil mais la ville au bord du Lac Titicaca.4h d une route sublime, passage en bac et arrivee dans le ville la plus cooooooooooooool de bolive. Les gens sont roots, la bouffe est roots, meme le chien d en bas il est roots, tout plein de dreads. La femme plus que louche qui nous a fait passer par la porte de derriere pour prendre le bus a bien enfler une peruvienne qui voulait rentrer chez elle et qui se rerouve bloquee a Copa... Bonne ambiance. J en suis reduit a lire le Da Vinci Code -y avait plus rien d autre- et vite en plus, sinon Romain menace de me raconter la fin.

Chapitre Septentieme...heu : Le tunnel Bruxelles-La Paz

La truite du lac est excellente. RF discute avec la Bresilienne la plus moche de tout le Bresil je pense, et on va se coucher. Leve 8... heu... 11 heures. On prend le bateau pour l'ile du Soleil. On grimpe avec nos sacs jusqu au petit hotel en haut, putain que c est dur. Marion frise la crise cardiaque. Cette ile escarpee est incroyable de purete. marion est couchee a 19heures, on contemple le ciel dechiré par les éclairs et éclairé par les déchires, non les étoiles. Le lendemain, notre projet de se reveiller pour contemepler le lever du soleil echoue lamentablement, d abord y avait des nuages et on est pas les seuls, les suedoises, que nous serons amenes a revoir, on fait la meme. Sur le bateau un chauffeur routier belge qui a fait tous les pays du monde et me le fait bien savoir ne connait rien sur rien.

Huitieme chapitre : 4 de pique, retour a Rootsland

Romain nous a fait une petite démotivation dans la journee, il part ronronner au soleil pense t-on, ce gros flemmard, En fait non, c est juste q il a la bonne idee de nous preparer une mechante gastro pour le 24 decembre. Il a de ces idees des fois, celui-la... On le laisse au lit et on part avec Marion réveilloner, nous. Une idee a la con de Romain, avant qu'il soit a la rue en plus, me fait gagner le financement de ma soiree. Je devais deviner la carte qu'il avait dans la main. C etait un 4 de pique. 1 chance sur 52. Pendant ce temps-la, dans les coulisses de la guerrilla mondialisation, le Santa Claus rougeot de Coca doit affronter la Papa Noel bleu de pepsi.

Neuvieme Chapitre : La Nouelle

Apres un resto tres sympa avec Marion, ou l'on croise les suedoises, juste pour dire, on se promene pour se persuader que c'est bien Noel. La magestueuse cathedrale de style heu... joli est ouverte et la messe de Noel commence a peine. Egoistement, je delaisse Marion et assiste a l office dans cette impressionante maison de vacances du Seigneur. Des dorures gigantesques servent d arriere plan aux reconstitutions kitshes des rois mages. Les gens sont pieux et chantent. Pendant qu'en France on découpe la langouste et que dans les films americains le fils regarde, les yeux pleins de larmes, ce pere qui le serre tres fort dans ces bras pendant que maman sort la dinde du four et que la petite soeur joue avec les boules du sapin brillant en s amusant de la neige qui tombe dehors, je chante la gloire de Jesus, que Dan Brown me decrit comme un imposteur. Romain transpire sous sa couette, le petite devant moi presse son nounours en peluche. On va das le bar In du bled, ou l on croise les suedoises, et oui, et meme qu on dicute avec elles et tout. Y a un acteur chilien et plein d autres gens aussi. C est bien, Noel.

Dixieme chapitre : Les questions existentielles et l'imparable retour

Je dure jusque tres tard entre Boliviens, roots bien-sur, minettes belges, capitaine de chalutier ecossais et brique de vin rouge, avant d'aller rejoindre mes deux comperes et m ecrouler sur ma paillasse. A l'aube -vous imaginez- du septieme jour, on se ballade et on se casse, avec Romain, laissant Marion a son sort pas tres triste... Le bus est typique: comprendre flippant. La route est menacante, le ciel noir, ambiance apocalyptique: malgré la parano qui nous guette et la crise de nerf que frole Romain,on arrive sains et saufs a La Paz. quand on etait a 4200, sur l ile du soleil, combien de personnes dans le monde etaient plus haut que nous ? Une nuit sans lune, pourquoi ? Est-ce qu'on voit partout dans le monde les mêmes constellations, au poles ca doit pas être posible, si ? on fera graver quoi sur nos tombes, "il est mort, ce con" ? La refection des bancs de la Catedrale de Copácabana requiert 15 000 dollars.

Epilogue et heureux denouement.

Voila, maintenant on est a Valpo pour profiter du Carnaval Culturel. Vous meprenez pas, ca veut juste dire grosse chouille de 5 jours. Le gros est jaloux, j ai plein de mails des gens. La biere bolivienne est bien meilleure que celle du Chili. Notre anglais se déteriorre a mesure que l on progresse en espagnol. J'ai fini le Da Vinci Code, Audrey Tautou va jouer Sophie Neuveu dis-donc. Merci de votre attention.

mardi, décembre 13, 2005

Qui de nous deux



Avec JeanFiloups, les yeux noyés dans le Pisco, qui est d'ailleurs parti sous des latitudes hostiles et glacées en laissant l'appart' en plan (et pan, ça c'est fait), on réflechissait et on se disait que quand même, dès fois, on est un peu mou. On nous demande si nous sommes des Hommes d'action. Objectivement et honnêtement, à la vue d'une journée type entre deux voyages, répondre oui c'est ou bien du foutage de gueule ou bien qu'on a aucune estime personnelle. Donc on n'est pas vraiment des Hommes d'action. "Ah, vous êtes plutôt dans la réflexion, alors ?". Un ange passe. Là on se dit qu'on se trouve quelque part entre les deux, dans ce no man's land entre l'action et la reflexion, y'a nous. C'est pas pire que de s'étouffer avec une poire, remarquez.

David, lui, l'indien Chinchorro, quand il était à Grenoble, et bien il lui en arrivait des bien bonnes. Y'a même une fois où il s'est tapé un Lyon-Paris dans la camionnette déglingué d'un Hindou qui transbahutait une Italienne qui tirait les cartes, un Sénégalais et un couple de vieux qui ramassait des noix. C'est d'une autre époque, quand même, hein ?

Je me demande, si ce "grand vide inter-humain", cette illusion sadique et fourbe qui nous aspire inexorablement dans les méandres de la connectivité globale, vers l'autisme en fait, ne nous perdra pas. J'aime me perdre sur la toile, y dépenser mes dernier neurones non-anéantis par cette oppressante chaleur de l'après-midi, et lire les digressions de mes semblables perdus.

Par contre, je n'aime plus prendre des photos. Ou plutôt ça me coûte, je l'impression de commettre un vol, un viol. Je ne prend plus de visage, ca me gène trop et à chaque fois, j'entend la vielle Berbère qui me hurle que je lui ai volé son âme. Je veux la photo différente, personnelle, originale, déroutante. J'ai donc décidé de me pencher sérieusement sur l'acquisition d'un nouvel appareil. Le gros Canon numérique ou bien un appareil plus discret pour attraper subrepticement des visages ?

dimanche, décembre 11, 2005

Tengo la camisa negra


Sous l'accablante chaleur d'un 11 Décembre, les chiliens s'en vont voter. Nous, on brûle notre peau à la plage et on fuit l'encombrant et entreprenant duo de jeunes filles désireuses d'apprendre le français. Des voyageurs en transit, l'anniversaire de Roberto, une soirée avec des minots de 14 ans, soirées DvDs de mauvaise qualité parce-qu'achetés 10 balles à la Feria, un petit texte sur la crise d'indépendance chilienne à remettre à la fac si la torpeur moite et incandescante n'a pas complètement fini de cuire ma matière grise, et nous partirons pour trois mois à la découverte de nouveaux oasis. Juste quand la plus belle femme du monde est embauchée au Santa Isabel, comme de par hasard. Pffff.

jeudi, décembre 01, 2005

Les 20 raisons et demi de préférer Valparaiso



1-Si vous avez le privilège de partir d'Arica, les 30 heures de bus seront peut-être riches en rencontres et en émotions. Vous rencontrerez peut-être un adorateur de Krishnâ qui vous expliquera pourquoi la réincarnation existe FORCÉMENT et pourquoi Platon, Léonard de Vinci et Einstein étaient végétariens. Si vous êtes gentil et attentioné, peut-être même vous jouera t-il d'une espèce de citharre bizarre et vous invitera dans sa communauté de perchés.

2-Une fois accompli cet éprouvant voyage, un jeune dynamique et motivé viendra vous accueillir au terminal et vous offrira la première bière. Et ça, c'est bien.

3-Un proprio aux bourrelets et à l'accent germaniques vous expliquera sa vision de la vie en communauté.

4-Vous pourrez y découvrir des colloc mormones ouvertes...d'esprit.

5-En compagnie appropriée, vous aurez vite fait de découvrir les lieux IN de Valpo, d'écumer les boites, bars et restos où c'est que ça bouge. Parallèlement, les G.O vous laisserons errer à votre guise la journée entres les paseos. C'est leur temps de récup', ils dorment.



6-Si vous venez d'Arica, le changement vous pétera à la gueule, c'est promis. Des fois, y'a des gens qui parlent anglais et des fois, il pleut.

7-Les maisons des Franchutes du Cerro Alegre vous ouvrirons aimablement leurs portes, et ce à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

8-Peut-être rencontrerez-vous Guillermo, le proprio d'Alex. Méfiez-vous, ce type est trop gentil pour être honnête. Incroyable.

9-Peut-être qu'ils n'ont pas de dentiste colombienne à tomber, mais le gros monsieur au moins, il répare vite, bien (et cher) le bout de dent que vous vous serez recassé en dégustant un poulet cuisiné par des cordons bleus francais et partagé avec Ricains et Chiliens pour Thanksgiving.

10-La future résidence d'un havrais qui s'empâte innexorablement est une sorte de paradis pour fétards, Chanto régale derrière son bar, Poroto ramène quantité industrielle de nanas et accessoirement Miss Chili 2002 à manger tous les Vendredi (c'est sa soeur), le sol s'illumine (si si), et on vous parlera de Valparaìso mi Amor jusqu'à ce qu'il soit temps d'aller en boite.



11-Vous y verez des curiosités de la nature : le seul Homme au monde (enfin, j'espère), pas vraiment beau (voire un peu moche), un peu gros, qui ramène toutes les filles qu'il veut (oui, c'est le mec du n°10) et drague pourtant des moches alors qu'une créature délicieuse lui fait les yeux doux...

12-Le procédé de socialisation choisi par les différents francais vous fournira de la matière si vous écrivez un mémoire de socio bidon en 4e année à Sciences po Rennes. Ils sont serveurs ou glandeurs.

13-La restauration, quoiqu'un tantinet cherotte, vous regalera les papilles. D'un déjeuner avec des espagnoles à Vinia del Mar au traditionnel Petit Filou du Vendredi, en passant par le cubain d'en bas et le Churrasco de 6h du mat', vous ne serez pas déçu.

14-Vous pourrez vérifier les sempiternelles Valpanecdotes sur les chiens errants, les micros qui fondent des Cerros sur le Plan à fond les ballons et autres banalités vérifiées.

15-Des dunes de Con Còn aux cerros les plus pauvres de Valpo (enfin un bout, parce qu'après, on se fait égorger, nous chuchotent en tremblant les protégés du Cerro le plus propret de la ville) en passant par les after de Vinia, votre visite sera des plus cosmopolites.



16-Aucun risque de tomber amoureux si vous êtes passés par Arica, par contre la quantité d'alcool dans le sang à partir du Mercredi et la quantité de jeunes femmes assez sensiblement motivées par l'idée de passer un moment avec vous aura vite fait de stimuler vos ardeurs sexuelles. Réfrenez-les.

17-Il y a des jolies universités comme dans les films américains. D'ailleurs, c'est pleins d'Américains. Par contre, les francais, c'est pas là qu'il faut les chercher...

18-Peut-être aurez-vous la chance de rencontrer Cris, un américain du Nevada qui fait tellement pas américain que c'en est boulversant. Ca fait plaisir.

19-Si vous venez d'Arica, le climat vous surprendra. Des trombes d'eau un matin au réveil, puis du soleil, du chaud, du froid, on trouve de tout.

20-On vous appelera "mi amor" au resto du Marché (demandez Lola).



20,5- Ah oui, et aussi Valparaìso est une ville magnifique, lumineuse, magique, vous y êtes admirablement accueilli, ça bouge quand vous voulez que ça bouge et vous méler à la frénésie du Plan ou à la foule bigarrée du Journal, et on peut arreter le temps, il suffit de se poser sur l'avenue Alemania et de regarder ce qu'on a devant les yeux... L'âme de cet assemblement de colinettes vous retiendra. Je reviens dans un mois les loulous !

vendredi, novembre 25, 2005

Valpinfernio

Bientôt, les 20 bonnes raisons d'aller à Valpo, et puis aussi des photos. là, y'a un rythme à tenir quand même, ce soir c'est poulet a la casa de Roman y Flo puis direction Le Huevo peut-être. A dans une semaine màs o menos, enfin si je rentre (mais si, mon JeanFi, tu me manques déjà)

mercredi, novembre 16, 2005

Et pis, j'me casse, tiens

Y'a des fois comme ca, ca tient à rien. Enième prise de tête (relative) avec l'administration, enième torture psychologique, enième sentiment d'incompréhension teinté d'amertume et de désillusion, enième épreuve dans l'achèvement de l'être blasé qui n'espère pas mais prend tout ce qui arrive comme du bonus, enième pétage de plomb évité car étouffé par trois couches d'adaptation active au "tranquille le chat" chileno... Je devais partir jouer le national de Hand à Santiago mais en fait non, por la culpa de problèmes administratif sans fins, et ce malgré mes diathribes enflammées sur l'égalité de traitement des élèves (étudiants de tous pays, unissez-vous). Donc blasé. Mais, déterminé, je me speede doudain pour acheter un billet de bus, je trace la glace de mon côté, je jouerais peut-être pas mais je serais là, et si d'aventure l'envie me prenait de trainer un peu dans la Ve région, qui sait... Mais bon, les handballeuses du North American College ont tagué mon nom sur l'escalier de la Fac, alors rien n'est perdu, j'ai peut-être malgré tout un avenir dans le Hand chilien.

Et ca, c'est une baignoire pleine de rouge.

vendredi, novembre 11, 2005

A ellà le gusta la rica Arica



Zorro est arrivé, révolutioner notre colloc pépère... La Marion, gavée de projets socio-culturels, trimbale ses balles de jonglages et sa patate adorablo-insupportable jusque Caupolicàn et s'installe un petit mois au moins, avant d'aller travailler avec les jeunes en situation de rupture sociale dans le Sud du Chili, apprendre a lire à des ninios des rues à Cuzco et permettre a des tortues du Guatemala de pondre en paix... Notre phase ouateuse, délicieusement lentissime et déphasée touche à son paroxisme (pire, c'est pas possible, ou alors on entre en état de staticité absolue, le temps s'arrète et n'existe plus) alors que le soleil se fait de plus en plus terrassant... Dans les méandres de cette navigation vers le détachement bouddhique, on se permet quelques interventions dans le monde matériel, mon exposé (brillament) co-réalisé avec Damir sur le cubain José Marti est en ligne sur el tiempo que pasa, pour les plus curieux et motivés, juste en espagnol pour faire la nique aux Batismes et autres Flora qui n'y croyaient pas une seconde. Je retourne à mon errance sucrée et vous salue chaleuresement.

mercredi, novembre 02, 2005

Pasemos al cemetario








On a pensé à nos morts en allant voir les leurs. Le 1er de Novembre, c'est trois anciennes qui bravent la pluie et une famille qui traîne ses enfants après le poulet de midi. On pousse l'immense grille froide, on marche sur le tapis de feuilles mortes, et en nouant son écharpe on maudit le con qui a créé ce jour, comme s'il fallait un jour en particulier pour honorer les disparus, penser à ceux qui sont partis. On entend les pas, quelque fois, sur les gravillons, les fleurs sont moins fanées et plus présentes que d'habitude, et on distingue quelques groupes silencieux. Une vieille femme est agenouillée dans la flaque d'eau devant le marbre glacial de son époux. Le café en famille dans une demi-heure sera tout aussi chiant mais au moins, on n'aura plus le nez qui coule et on saura que cette épreuve qu'on ne peut refuser sans risquer l'accusation de Haute trahison, d'ingratitude infâme, est terminée.

Ou bien il fait beau, chaud, un peu comme une fête foraine de Juillet, ça sent bon les fleurs et les grillades, la foule compacte se bouscule à l'entrée du cimetière, d'ailleurs on a bloqué toute la rue tellement c'est le bordel, les stands colorés vendent boissons, couronnes de fleurs, montres, appareils électriques... On fait des barbecues et on boit des bières dans le Jardin du Seigneur, on suce des glaces entre les tombes, on crie, on discute, on s'interpelle, il y a de la musique, une messe, des enfants qui courent et des couples qui rigolent. Je me demande si ça se transforme pas en dancefloor à la nuit tombée.

mercredi, octobre 26, 2005

I will survive




Non mais de quoi on parle, là ? Elles croient, quoi, les Divinités Aymaras ? Qu’elles vont pouvoir se débarrasser des deux intrus occidentaux comme ça, comme on fait pleuvoir dans le désert de l’Atacamà ? Comme si remplacer notre supermarché fétiche Las Brisas par un Santa Isabel, ou supprimer notre cantine, le 21, pouvait nous ébranler ! Ah ah, je m’esclaffe bien fort, trop peut être, voilà qu’on nous envoie du Tremblor dans l’après-midi et réplique à 4h du mat, voilà que Tupac Amauru délègue un sbire imbibé d’herbes andines pour me détruire sur une cancha de foot… Ah ah je ris encore, même si c’est moins classe avec le trou dans les dents que m’a fait ce con, méfiez-vous, Chinchorros et Incas de pacotille, vous vous évertuez en vain. Ils m’ont nommé Roi. Ca y est, c’est officiel. Je flaire le piège qui arrive, mais c’est avec entrain que je m’y engouffre, le discours d’inauguration que je dois faire ce soir risque d’être assez sympa. Le Rey Feo y su Alianza Roja vont fêter dignement l’anniversaire de la Carrera de Historia. Après ça, pèlerinage bolivien obligatoire, pour oublier les opérations de démolition en règle des Open Bar du Soho et la douce et amère quiétude d’un languissant quotidien ouateux qui entamerai l’allant du plus survolté des superactifs.

mardi, octobre 18, 2005

Soudain je sens le sol s'ouvrir sous mes pieds...

SISMO 5,7 EN ESCALA DE RICHTER CAUSÒ GRAN INQUIETUD.
16h25. Tout est calme.Trop calme. Et j'aime pas bien beaucoup quand qu'c'est trop calme. Et là, d'un coup sans prévenir, l'appart' se met à vibrer, de plus en plus fort, le télé manque de se casser le gueule, je m'accroche au mur pour pas m'étaler, les vitres font gling gling et je flippe ma race. Le temps de comprendre ce qui nous arrive - c'est pas comme si on était pas prévenu, mais puta la hue'on, qu'est ce que c'est impressionant - et c'est déjà fini, 10 minutes pour que le coeur batte comme avant les 5 petites secondes les plus longues de l'histoire des secondes. Parait que ça peut durer 3 minutes, qu'on voit le sol onduler et les gens hurler... Et là, les chilenos les plus téméraires balancent que le raz de marée arrive, ahah mais qu'est ce qu'ils sont marrant, quand même... Y'a un petit bout de la montagne qui s'est taillée, mais pas de morts, grace à Dieu comme on dit ici, même si ce gros con n'y est pour rien. Allez, vivre et priez comme disent les commentateurs sportifs, aujourd'hui, il fait beau, chaud, donc apéro, resto puis boulot et dodo...

mardi, octobre 11, 2005

A new born student - un estudiante que nace de nuevo - Ein neues geborene Studient


Je prévoie ma révolution. Mais faut pas le dire, hein ? Soigneusement préparée par deux mois d'une vie quasi-monastique (on omettra dans les livres d'Histoire ces quelques déviances passagères et somme toute salutaires) et d'une reflexion patiemment murie à grand coup de glande et de phases de sommeil excédant 12 heures, je la sent qui vient, toute proche. La partie du cortex cérébral recelant les pulsions et les aspirations les plus viles est en cours de destruction - je suis entamé, quoi - et se met en place la mécanique implacable du mec résolu ; hier, j'ai fait le ménage à fond avec un noeud dans les cheveux et "I'm so excited" à plein tube. Je me concocte des petits plats à bases de légumes verts. Si c'est pas un bon départ, ça. La deuxième phase est la plus délicate : Enfoncer le petit bouton ON du réveil afin que celui-ci me réveille (astucieux, non ?) avant la naturelle ouverture de l'oeil gauche vers 16 heures. S'obliger à quelques exercices physiques réguliers (à savoir, juste aller aux entraînements et ne plus voir se répeter la situation suivante : individu beta lamentablement affalé dans son canapé, sur les genoux sa tasse de thé - froid, le temps qu'il meuve la tasse jusqu'à ses lèvres entrouvertes, desquelles l'observateur attentif aura vu couler un léger filet de bave - en état hypnothique devant les Simpson et qui, par les failles du verrouillage cérébral opéré par la situation, ne montre comme signe de vie qu'un ricanement idiot et régulier et la phrase suivante : la flemme, la flemme, la flemme.) Je concurrence Bätisme dans les phrases longues incompréhensibles pleines de digressions. Troisième stade, le plus décisif : réouvrir le méthode d'espagnol délaissée au profit d'un mode plus vivant et didactique qui a montré ses limites, et préparer Pruebas, exposés, et diverses réjouissances scolaires. Et en plus, j'y crois.

Sinon, il paraît qu'il y a plus de 30 000 morts au Cachemire, mais on s'en fout, le Chili peut se qualifier pour la Coupe du Monde.( pour de plus amples renseignements footbalistiques, et notament les conditions de la qualification de la Roja, voir la page de Romain, ne pas hésiter à lui demander de vous expliquer la règle du Hors Jeu, d'ailleurs).

lundi, octobre 03, 2005

Les 35 heures (par an)


AVIS AUX AMIS D'ARICA ET DU 21 :
Nous avons la tristesse et l'immense douleur de vous faire part du décès soudain (en général, c'est comme ça) du Shop 21, plus connu comme le "21", le lieu Fashion et barato de l'artère piétonne Ariquéenne. Que les Valpoiens qui ont fréquenté sa terrasse et adopté sa vue se joignent à notre peine nous réchaufferait le coeur... A la place, comme il y a déjà une pharmacie en face et une pharmacie à côté, ils nous collent une pharmacie. Merci.


AVIS AUX AMATEURS DE FOOT ET DE MIRACLES :
Le Deportes Arica, centre de rééducation physique pour les malhabiles des pieds, risque fort de descendre en 3e division chilienne, sauf s'ils gagnent tous leurs match à partir de maintenant par plus de trois buts d'écart, ce qui est à peu près aussi probable que Romain sobre trois jours de suite. Mais on sait jamais, Marcelo Salas a bien marqué ce week-end pour son premier match de championnat, alors...


AVIS AUX AMATEURS DE FOOT ET DE MIRACLES(BIS):
Mon très estimé coloc cherche désepérement des pelés pour jouer au foot, les un contre un avec Roberto, ça va, maintenant... Déjà qu'il prend des branlées au Scrabble, l'ami... Sinon, il m'inquiète, il arrive à allumer l'ordi tout seul.

AVIS DE RECHERCHE :
Le petit Glen est demandé de toute urgence à l'Université de Tarapacà... Ah oui mais là y a pas cours, le prof est à un séminaire à Arequipa (Perù), un cours d'Histoire en deux mois, je suis limite Nervous Breakdown. Mais bon, je dois lire L'indépendance de L'Amérique du Sud de machin Ramirez pour Vendredi.


AVIS AUX JETEURS DE SORT:
Moi je commence à flipper ma race. Déjà que la Eve nous raconte des trucs bizarres sur l'hypnose et tout, comme quoi elle voit l'avenir dans des moments de transe, même qu'elle lit les lignes de la main, mais que des filles parce-que les garçons, on a un métabolisme infra-cosmique à réfraction changeante qui fait que ça marche pas. Mais alors si on me dit en plus que le David jette des sorts et a lui aussi des visions, même que ça c'est vérifié, hein, attention, bin...J'ai vachement peur. Si ça fait pas flipper un peu, déjà, ça : http://www.machupicchumagicaltravel.com/modules/news/print.php?storyid=84


AVIS A LA TECTONIQUE DES PLAQUES:
Non non, tout va bien, merci de vous être inquiété en masse après le tremblement de terre qu'il y a eu au Pérou. Bon, d'accord, c'était loin, mais vu que vous connaissez que dalle à la géographie d'ici... Tiens, ça fait longtemps qu'il y a pas eu un gros Terremoto à Arica, on nous dit de jamais fermer à clef pour pouvoir sortir plus vite au cas où... Et pis comme on est au troisième...

GRAN OFFERTA





Vous souffrez de la solitude ? Votre vie affective ne marche pas très fort ? Votre libido vous fait mal ? Vague à l'âme, détresse, desespoir, misère sexuelle ? Nous avons la solution ! Sandra et Judith se proposent d'égayer vos nuits, leurs armes : féminité, originalité, sensualité et beaucoup de tendresse à offrir ! Contactez-nous !

dimanche, septembre 25, 2005

La rou(t)e de la fortune




Université : nf Lieu où que c'est qu'on devient intelligent, découvert il y a peu. première Prueba (exam) d'anglais, les doigts dans le nez, on aura pas loin de 7. Je vous vois venir, petis malins, "comment ça, ils sont content avec un 7 ces glandus ?". Sachez, petits curieux à l'esprit vif, qu'ici, on est noté sur 7. Alors je sais pas encore bien pourquoi, et d'où leur vient cette idée qui après-tout n'est pas plus farfelue que de foutre 20 points (de toute façon, nos chers profs ont pas bien compris qu'ils pouvaient sortir de l'intervalle 7-14...).

Scrabble : nom pas très français. Jeu chiant s'il en est (et il en est), que nous avons eu la brillante idée d'acheter à la feria. 20 balles, vous vous dites que c'est une super idée, que ça va meubler les silences quand on est vraiment trop naze pour parler espagnol avec notre 3e coloc autoproclamé, que ça va nous permettre d'apprendre l'espagnol d'une façon ludique et sympa, en conciliant amusement, esprit de franche-camaraderie, de bonnes tranches de rigolades avec la rigueur du célèbre jeu orthographique... Et bin non, idée à la con, Jeanfi et accro et met des branlées monumentales à Roberto (d'accord il triche mais bon).

Cancha : nf, ne pas confondre avec Concha, qui s'emploie dans une expression telle que "concha de tu madre", très courante, qui se traduirai par fils de pute, petit bâtard ou autre mielerie gentillette. La Cancha, c'est le cours, le terrain, en fait LE lieu intéressant de la Fac, en plein milieu de celle-ci, terre battue et terrain de Hand en plein air ou s'amusent des jeunes gens avides de mettre à leur profit la maxime "Un corps sain dans un esprit sain". Pour plus d'information sur ce qui s'est passé aujourd'hui sur la cancha, tapez 1, non, voir à Queque.

Pierna : nf La cuisse. Par exemple, "me duele todavia la pierna, no puedo salir anoche" (ça me fait toujours mal, cette putain de cuisse, je peux pas aller me cuiter avec vous ce soir) ou encore "abre las piernas porfa !" (sin comentario). Bref, j'ai encore un peu mal à la jambe, quoi...

Romain : n ? Spécimen rare, inconnu au Chili il y a peu, devenu bien familier dans les locaux IN de Valpour'branleurs. Jusqu'à il y a peu encore notre colloc rennais (et on espère rebelotte pour l'année prochaine, si cette ... de proprio...), il vivotte aujourd'hui dans un palace du Cerro Alegre... Bref, l'animal a une fâcheuse tendance à mirer de la donzelle jeunette, selon son dicton "bof, 5 ans de différence, c'est pas énorme, surtout si elle est Bo...". Confère sa première anecdote en boîte aca en Chile... Je profite donc des positions parfois discutables de mon cher Ami pour, une fois n'est pas coutume, me ranger à ses côtés. Je suis encore tout emoustillé par... Pénéloppe Cruz. Ou plutôt son quasi-sosie, je vous jure... En plus elle joue au Handball. Exceptionnelle. Le problème, c'est qu'elle a 15 ans, me dit-on, et qu'Allah me foudroie si je ment, Dieu sait qu'elle fait plus ! Romain, je te comprend enfin, pardonne mes quolibets rébarbatifs !!! Mais bon, on me dit aussi que si son Père est OK, même les flics s'en foutent...

Queque : nm Littéralement Cake, le gâteau, quoi. Mais aussi un cul, ainsi il y a différents types de Queque. Les gros, les petits, les gras... Donc, quand on me demande comment j'aime les gâteaux et que je repond, on se fout bien de ma gueule. Ils sont marrants ces chiliens quand même... Juste pour dire que j'ai gagné 12 000 pesos et un cake à arbitrer sous le soleil des handballeuses sublimes, tranquile Emile...

mardi, septembre 20, 2005

Le sentier de la Gloire


Il aura fallu trois semaines de tumulte pour appécier la sérénité revenue dans notre pareja... Aujourd'hui est un grand jour, certains n'y croyaient plus, d'autres desespéraient, d'autres encore me tannaient le cuir, persuadés que j'y mettait de la mauvaise volonté, beaucoup s'en foutaient comme de l'an Mil, mais tout de même : Je suis allé en cours ! 16h20, lunettes de soleil (Oakley, 2000 pesos à la Feria Manuel Rodriguez, calle Velasquez) bien calées, chemise décontract', on attend le prof d'anglais sur la terrasse d'un des bâtiment du campus, que l'on sait être le bon. 10 minutes en retard, la Madame arrive. Encore 10 minutes pour qu'un monsieur vienne ouvrir la porte et on y est, je pénètre enfin dans cette Sainte enceinte, que d'émotion devant ces tables d'écolier, ce tableau Véléda, ces mines déconfites de mes nouveaux compagnons ! La Harpie, genre stéréotype parfais de la prof d'Anglais à la Roahl Dahl, qui parle anglais comme dans un bouquin des années 50 et remet ces challes aux couleurs immondes toutes les 5 min nous demande d'où on vient, si on aime la Cueca, les Empanadas, la Cerveza. Les bases. Ils sont sacrément mauvais, se barrent au milieu du cours, et on a une Prueba après-demain... Sur cette lancée, je décidais de virer définitivement les pigeons de notre cuisine, ça commence à être crado, les chiures sur la gazinière, et les petits ont grandi et peuvent maintenant voler. Je bouche définitivement le trou, que ces fouines de pigeons avaient réussi à rouvrir hier. (fouine est le mot du jour, après Pearl Harbor à la Télé, JeanFi pense que les Japonais sont des fouines d'avoir fait ça, moi je dit que c'est normal, c'est la guerre et je vois pas pourquoi on devrait avoir un code de l'honneur. Par contre, à mon avis, les Américains sont des fouines, après Danza con lobos - ils sont chiants à foutre deux bons films en même temps et puis plus rien pendant une semaine - les Riquains pistent les Sioux pour les exterminer, et ça, c'est un truc de fouine. Vos avis sur le jus bellum et jus in bello, la guerre juste et Klausewitz sont les bienvenus). Je me demande s'il y a plus de drapeaux chiliens que d'habitants en ce moment, si Marco est toujours bloqué dans la cordillère, si ce con de guardien est en bas de l'immeuble, si demain j'aurais le courage de finir ma lessive, si à Stockholm il fait jour et si la physique quantique saura un jour intéresser les foules. Vous voyez, la rentrée des classes, même tardive, met mon cerveau en ébulition.

lundi, septembre 19, 2005

Soupe au lait, bol de thé et qu'on me foute la paix

Foin de folies débridées, de soirées arrosées de Pisco et de Gato, de journées à rien foutre mais avec talent. Après le diez y ocho, on l’avait dit, on commence notre nouvelle vie. Fétards de Valpo, vous n’êtes plus les bienvenus, disons pour au moins un mois. Rentrée demain pour ce qui me concerne, c’est avec détermination et joie que je m’apprête à vivre mon premier jour de fac. Il paraît que j’ai une prueba dès Vendredi, ça promet… Le campenato de Hanbdol a vu la victoire des Santiago Wanderers de Valparaiso ( on a enfin compris que Santiago c’etait juste le nom de l’équipe, mais il viennent bien de Valpo, c’est le nom d’un mec en fait : Saint Jaques Wanderer) 27 à 26 sur la UTA dont je fais partie grâce à un ballon que j’ai gentiment offert à nos adversaires à l’ultime seconde. Bravo. Je suis dans un état déplorable après les multiples attentats des joueur chiliens, dont la finesse n’est pas le fort, mais si vous croyez que c’est ça qui va m’empêcher d’aller en cours, que nenni ! Ah oui, au fait, la parade militaire a lieu le 19 Septembre, lendemain de la fiesta de la patria, et c’est aussi chiant qu’en France. Jeanfi a acheté un aspirateur sur les conseils d’Alexia, qui a dû en avoir marre de passer la serpillère chez nous… Et ça, c’est un progrès, parce-que vous imaginez même pas dans quel état on retrouve un appart’ après le passage des excités du Cerro Alegre… D’ailleurs, il paraît que le national chilien de hand c’est fin Novembre, et c’est à Valpo, alors y’aura une revanche… J’amène JeanFi dans les bagages, promis. Je suis sûr que Marco, qui nous à quitté Dimanche pour Mendoza, Argentine, est encore dans le bus, ou en train de virer à coup de pelle la neige sous les roues à un col… Bon courage.

mercredi, septembre 14, 2005

Et ils vont bientot se barrer !



Bientôt, dès que le club Med de Valpo aura regagné ses bases (la dernière fétarde nous quitte samedi), des photos de nos compères au Lac le plus haut du monde ou dans des états pas très catholiques, des anectodes salaces et cocasses sur les aventures de chacun (ou plutôt chacune, c'est pas la peine de chercher, moi et Jipouille on est toujours irréprochables). Bon, à plus tard, les crêpes sont prètes, le vodka chauffe... Rien ne change, même au bout du monde...

mardi, septembre 06, 2005

Ils sont arrivés !


Valpo en masse a débarqué aujourd'hui, à nous de leur faire découvrir le coin, à eux de nous prouver que les Valpoiens ne sont pas que des bloggeurs avides de scoop salaces ! Du nouveau quand on sera remis de ces émouvantes retrouvailles...

PS: Mais non c'est pas Romain sur la photo... (copyright Marco)

vendredi, septembre 02, 2005

Les boîtes




Ici, tout est prêt. Il règne comme un atmosphère pré-chaotique, une lourdeur dans l'air qui n'annonce rien de bon. Les stocks de bières et de nourriture sont faits, il faut accumuler le plus d'heures de sommeil possible. Mais c'est la préparation psychologique qui fait le plus mal : La horde Valpoienne débarque dans 3 jours, on annonce déjà un éclaireur pour demain... Et de ces contrées lointaines nous vient la rumeur de deux exitées qui voudraient faire succomber les Boites de la ville à leur ondulations du bassin. Comment oublier, comment faire passer le temps, comment éviter cette anxiété qui nous ronge ? Pas en allant en cours en tout cas, je me suis cassé les dents une fois encore... Il faut mettre les petites boîtes dans les grandes. Chaque chose en son temps, on se presse pas et les moutons seront bien gardés (qu'est ce qu'il raconte ?).

Une victoire neanmoins, et pas des moindres, ils y a des pelés qui jouent au Handball ici, c'était hier, c'était dehors (aïe aïe aïe), c'était très sympa et ça va faire du bien de bouger sa graisse les Mardis, Jeudis et Samedi, de 21h à minuit (les barges). JeanFi se met au Hand, même si on était prêt à prendre de la natation syncronisée ou de curling pour se bouger, ça démontre une force de caractère redoutable.

À côté de chez nous, il y a une chapelle. Une église, même, que les plus assidus d'entre vous auront remarqué sur quelques photos. Elle n'est pas particulièrement jolie mais au moins a t-elle le mérite de nous rassurer de la présence proche du Seigneur qui, loin de s'offenser qu'une merde architecturale ait été édifiée en son honneur à prix d'or au détriment d'une population qui souffre et a faim, nous auréole de son voile divin. Je pense que c'est ça, la douce torpeur qui nous guette et bien souvent nous attrape sur le coup de 14 heures. Dans cette église, il y a un petit presbytère, une petite salle de commémoration, bon, une chambre des morts en fait. Qui est grande ouverte sur la rue. Et dedans, y a des boîtes. Avec des fleurs, des gens en noir qui parlent doucement et qui ont tous des lunettes de soleil. Le choc, c'est quand tu rentres chez toi, en débitant des conneries à ton camarade qui te repond une autre connerie, souvent encore plus débile (car on sait que la connerie est exponentielle, plus on est de cons, plus on est cons), et les deux de s'esclaffer... en tournant la tête vers cette ouverture qui découvre doucement la grosse boîte ou dort un Monsieur ou une Madame. La scène est fréquente, si bien qu'un des deux préfère faire le tout pour éviter l'antichambre du Purgatoire. L'autre, dès fois ça le fait réfléchir alors qu'il aime pas ça, dès fois il trouve ça assez joli et pur, la façon dont l'hommage est rendu, dès fois il baisse juste la tête pour pas offenser La Chienne du Monde qui pourrait s'abattre sur lui à tout moment. Mais une chose est sûre, c'est qu'ils osnt pas pressés d'être dans la même boîte, les deux mecs.

mardi, août 30, 2005

Un affrontement idéologique


Lao Tseu a dit : "il faut trouver la voie." Moi je l'ai trouvée, maintenant c'est à vous de la trouver. Mais d'abord, je dois vous coupez la tête. Si c'est la seule façon d'éliminer ce mal de crâne, pourquoi pas. Mais quelle est la raison de cette légère migraine, me direz-vous ? (Vous alliez me le dire, hein ?). Comme le chantait Tonton David, Chacun sa route, chacun son chemin (Passes le message à ton voisin, eh ça donne, j'ai fait un rêve, le peuple était au pouvoir, il n'y avait plus du tout de politiciens, c'était le souk...etc). Le fait est, donc, que nous adoptons des trajectoires divergeantes, désormais. Deux stratégies d'apprentissage se profilent :

- La stratégie du JeanFi : Le JeanFi est un animal rusé, fin, pernicieux diront certains mais il n'en est rien. Le JeanFi ( Felipe, Jipouille, Jipette, pédé, allemand du désert...) mise sur la durée. Sa tactique consiste en une offensive régulière, rabachée, par à coups, doucement mais sûrement. Il convient de se coucher tôt en semaine et de ne pas tomber dans les traquenards que nous tend le Roberto, plus grand squatteur que la terre ait portée. Sa capacité innée à la concentration lui permet de relire les fiches de vocabulaires rédigées par ses propres soins à l'aide d'extremités de membres supérieurs particulièrement habiles qui lui permettent tout à la fois de manger, se torcher le cul et de faire des fiches de vocabulaire (et peut-être bien de poser ses godillots sur une manette de Nintendo 64 tantôt). Il sera bilingue dans 6 mois.

- La stratégie du gland : Lui est moins malin déjà, plus impulsif et, curieusement, moins soulé par le squatt intempestif de sa tannière. Sa stratégie est tout autre, la bête mise sur un apprentissage en gros, nocturne, rincé par Maîtres Cusqueno, Cristal, Escudero ou Arequipena, voire Gato Negro. Les langues déliées par la fratarnité consummée lui semblent l'instrument idéal d'un apprentissage qu'il croit volontiers didactique, ludique et... efficace. Car la qualité de tout projet ne se juge t-elle pas à l'aune des objectifs fixés, je vous le demande. L'animal est donc prompt à suivre le Roberto et la Eve, discutailler de O'Higgins et de l'histoire chilienne une bonne partie de la nuit, bien qu'il ne comprenne pas tout au début à cause de la langue et à la fin à cause de l'alcool. D'où un rythme de vie en léger différé. Sa capacité limitée au travail lui permet juste de lire des bouquins à intervalles irréguliers. Il ne sera probablement jamais bilingue, s'il ne se bouge pas le cul et ne suit pas l'exemple de son animal de coloc, qui a trouvé des cours, lui. Mais bon, du Marketinge, non merci.

Vous regardez bien notre blog, a ciao bonsoir

lundi, août 29, 2005

Espero mucho


Sauf cataclysme majeur, du genre innondations comme à Santiago où il pleut depuis trois jours (mais rassurez-vous, le ministre de l'éducation à décidé de ne pas suspendre les cours...), j'aurai mon premier cours ce lundi. Continuarà... On est remontés à bloc pour cette semaine studieuse. Les Valpoiens les plus téméraires sont invités vendredi prochain à une petite sauterie en notre demeure (ça se résume à Romano mais on sait jamais...).

jeudi, août 25, 2005

Une journée pas banale

Tout avait pourtant très mal commencé. On se lève à 8h30, et ça, c'est dur. Pour allez en cours en plus. Sauf que la U a modifié l'emploi du temps dans la nuit et le cours, c'etait hier. Nous voilà en week-end, ça fait du bien. Encore une fois, on rentre broucouilles. Et c'est là que le revirement de situation le plus spectaculaire de notre sejour se produit ; partis pour une de ses journées maussades et glandouillardes, nos deux acolytes s'apprêtent à se coller devant la téloche quand l'un d'entre eux, sans doute un tantinet moins arrassé par cette succession de revers, aperçoit le sigle ENTEL sur le costume d'un individu dans la rue. Dans un espagnol tremblotant, n'osant y croire, il demande timidement si ce monsieur ne se trouve pas là pour installer internet. Deux heures plus tard, nous voilà connectés, surfeurs téméraires et ravis. Sur cette lancée, nous decidons d'en finir avec ce tuyau de gaz trop etroit pour entrer dans l'embout, qui nous prive de pates depuis un mois. Comme de par hasard, l'adjoint technique de Remy ( Pedrolito dans l'imaginaire de Caupolicàn ) possède un embout magique et en deux temps trois mouvements, on deguste de fantastiques spagettis-ketchup en se regardant dans le blanc des yeux... Pour féter ça, on va boire des bières devant le classico chileno, la U affronte la Catho ce soir, Arriba Marcelo Salas !

mercredi, août 24, 2005

Et pendant ce temps là...

Un dia comò hoy : Le 23 Août 1769 naissait Georges Cuvier, scientifique francais considéré comme le père de l'anatomie comparée.

Guerra total por las tarifas de la locomociòn : On se souvient que les minibus ariqueños avaient baissé leurs tarifs il y a peu ( de 250 pesos à 150 pesos - et 120 pour les étudiants): Les collectivos répliquent en abaissant le prix de leur course à 200 pesos contre 300 précedemment.

La fille de Michelle Bachelet, la candidate de gauche à la présidence largement en tête dans les sondages ( dont le petit fanion jaune flou orne tous les bidonvilles et jusqu'aux quartiers populaires alores que les banières respectivement jaunes et bleues de Messieurs Lavìn et Piñera sont réservées à de rares maisons en dur ) s'est faite choper bourrée au volant si j'ai bien compris, s'en est suivi un petite polémique vu qu'un ministre s'est foutu de sa gueule un peu méchament mais rassurez-vous, tout est arrangé.

D'abord nuestros amigos : Felipe, le Eve, 'Jano el Pelao, Andrès, Roberto qui tourne la tête. À côté, la cathedrale san Marcos, montée sur un plan d'Effel en France et amenée en pièces détachées à Arica, elle domine desormais la Plaza Colòn, y'à même des gens qui défilent devant.


Nous sommes rentré à la U depuis 3 jours, il parait. J'ai pas encore éte à un seul cours (JeanFi est déjà accro au Marketinge) mais c'est pas ma faute ; Lundi,on est arrivé trop tard pour le premier, on à pas pu voir la prof d'anglais pour s'inscrire au deuxième... Mardi, motivés, on se lève pour le cours phare de Encuentro de las culturas,le prof tolère pas qu'on soit en retard nous a t-on dit, ce qui semble bizarre ici. Tellement inflexible qu'il se pointe pas, le mec, sans prevenir. On erre dans l'idée de régler les formalités administratives... On rentre broucouilles. Mercredi... La dame m'explique que mes profs de socio et d'idées po ne sont pas encore désignés, donc pas cours jusq´à nouvel ordre... Dur dur. Demain en principe, j'ai un cours, puis c'est un week-end bien mérité.

dimanche, août 21, 2005

Arika-Arika, via Titicaca

Buenas,
On est reviendu du Perù, oú c'est que c'etait super bien et qu'on a bien pense à l'avenir du Monde en regardant se plisser le lac Titicaca en soufflant dessus passke sinon il bouge pas du tout et en se disant que quand même c'est vachement haut, 3812 metres, pour respirer et pour que y'ai pas de neige alors que c'est l'hiver. Notre stage de renouveau spirituel et de reflexion intense a pris fin hier matin, et on prepare la rentree de demain lundi, le choc est rude. Tres bientot (c'est-à-dire dès que le gentil monsieur de chez Entel vient installer internet à la casa), les photos et le -long- recit de notre petite semaine peruvienne sur le lien C'est pas le Perou.

Le saviez-vous ?
Arika serait un nom japonais qui signifierait quelque chose comme la terre promise ou un truc comme ca. Il y aurait une souche japonaise ici, quand une colonie de Kuomi aurait debarque y un bail. Et ouais, là aussi, la Terre mystique, c'est un gros desert avec des Oasis luxuriants, comme pour d'autres allumes qui taperent sur ceux qui y habitaient pour le leur piquer, moins loin de chez nous... (qui viendra me flinguer pour cette pique likoudienne...)

samedi, août 13, 2005

Du Drake à Tacna

Yeap. Roberto, Eve et nous sommes devenus comme les doigts de la mains, enfin quatre doigts d'une main de cinq doigts, quoi, ou une main de quatre doigts plutôt. Mouais. Bref, notre ami 'Jano, el pelao (le chauve) s'apprete à partir à l'IEP, nous sommes entre les mains del Roberto et de la Eve, patients guides et amis,frequemment squatteurs, fournisseurs de chaine hifi et de playstation One (ca c'est pas un bon plan pour les caña difficiles du dimanche aprem'...). Hier, on a mange chez eux une mousse meringuee sur une sorte de pate a tarte, servi avec un the aux herbes, en regardant un DvD pirate de Las Jaivas pour les connaisseurs, un groupe de musicos 'volando' (perches) des annees 70 qui tripent facon Jean-Michel Jarre sur le Machu-Pichu, avec une mise en scene mystico-siderale, offrandes au Dieu Inca et autres marches cathartiques... Sauf que la plupart sont mort d'exces de boisson, bouffe, et fumette. Sympa, donc, d'autant que le reste de la soiree prouve de l'ecclectisme de nos hôtes. A base de biere, Piscola(Pisco et Coca)*, a ecouter ce qui cartonnait ici dans les 80's et 90's. Et comme on etait avec eux et Andrea, les sollicitations autochtones se firent nettement moins pesantes si l'on peut dire. jeanfi fut baptise El Rey de la Noche... Aujourd'hui Playa, puis match de Foot ce soir avec Roberto, et demain Inch Inca on pars à Tacna.

* Ici, ils ont une facheuse tendance, faute de budget et faute de gout a tout melanger : Coca con pisco, Coca con vino (arggggggggggg), Fant'Shop (cervesa con fanta)...

mardi, août 09, 2005

CAUPOLICÀN 955, DPTO 523

Pour voir nos belles photos, il faudra encore attendre, vu qu'avoir internet ici, c'est un peu comme reussir à aller en cours tout les jours de la semaine à l'IEP... Con la gente de Arica, necessita mucho paciencia dixit Jaime (devenu Remy), l'aimable administrateur de l'immeuble venu de Viña del Mar, qui en plus d'être le lien social des petites vieilles qui lui raconte leurs problèmes d'appareil auditif nous aide dans un espagnol qu'on comprend: Et ca, c'est bien. Il nous aide tellement que ca fait quatre fois qu'il appelle notre proprio pour qu'elle change un califont (chauffeau) tout pourri... On a enfin decide de se presenter officiellement à la fac, et bien inspires nous fûmes, car la gentille madame des relations internationales nous cala direct un rendez-vous un peu plus tard pour parler cours tout ca. Bon d'accord, sa secretaire, qui devait venir, ne s'est pas pointee, mais ca on commence à être habitues ; à la place, Alejandro, etudiant en la carrera de Historia, qui va à l'IEP dans une semaine. Il nous introduit, c'est une petite star sur le Campus ce qui permet de croiser Alvarò, bourracho à 6h de l'aprem a la fac, qui nous propose un seminaire d'histoire en octobre ou un truc comme ca... On file avec Alejandro chez Andres, et vous savez comment c'est, on fini 12 heures plus tard chez nous (un joli grand chelem 18h-6h...), apres, dans l'ordre, avoir rencontre la familia de Alejandro, deguste un poulet frites chez nous, bu beaucoup de vin, parle Marcelo Salas, puis polytheisme des indiens Aymaras... La bonne surprise, donc. On a plein de potes buena onda d'un coup !!! C'est pas que la soiree du week-end d'avant nous avait pas plu (grosse boite La Zonna, où on etait un peu des stars et on faisait nos malin jusqu'a ce que deux creatures se jettent sur nous et testent nos capacites à conduire une danse dans ces conditions perilleuses...). Marcelo Salas commence à nous agacer, pour ceux qui ne vivent pas sur la planète Chili, parce-que ceux-là savent forcement ce qu'il en est, Marcelo est la Star du foot chilien, il vient de signer à la U et la tele ne parle que de lui... Marcelo prend son petit dej', Marcelo se brosse les dents. Bien lourd. Mais bon, ca permet de triper avec les chauffeurs de Collectivos. Sinon, ils sont en train de construire un espece d'espace de libre-echange Perou-Bolivie-Chili, et le prix du Micro (Minibus) à Arica vient de baisser : c'est 150 pesos desormais.

samedi, août 06, 2005

Et maintenant, la Bolivie !

On etait tranquillement assis a la terrasse de DiMango, devant la Playa Chinchorro, la gigantesque etendue sabloneuse qui lèche la cote chilienne jusqu'au Perou, et on se disait qu'avec ce soleil qui carressait notre visage, on etait quand même vachement bien. Figurez-vous qu'hier et durant tout le week-end, on celebre la 180e annee de la constitution de la republique Bolivienne ! Nous nous trouvions tranquillement du Cote de la Plaza Colon, quand des Boliviens se sont mis a jouer devant la petite foule massee sur les marches de la cathedrale san Marcos. Y'avait même Spiderman. On etait bien content, d'autant que la veille, mus par une frenetique et irrepressible necessite d'ingurgiter tout ce qui pouvait être alcoolise et de danser jusqu'au bout de la nuit, on a termine dans un bar à hotesses glauquissime, où des grosses vaches en String nous servait de la Bière en se tremoussant autour de chaînes huileuses... Soudain, au milieu du concert mignon des Bolivianos, une fanfare debarque, avec pleins de bonhommes costumes, puis une deuxieme et d'autres indigènes aux tuniques chamarees et chatoyantes. Tous le temple du Soleil parade autour de la plaza honorant celui qui est pour beaucoup dans leur extermination, mais c'etait sacrement impressionant et emerveillant. C'etait le bon bordel avec plein de monde et tout, et la plus belle femme du monde, sans aucun doute(heu...). Une jeune bolivienne tout de noir vetue, qui dansait sur la place, hante mes nuits desormais. On avait faim, mais on a tenu facile, je sais pas pourquoi...

jeudi, août 04, 2005

Un beau bordel

Quel bordel. Dans ce pays, pour acheter le moindre bidule, il faut être chilien. Quand vous achetez un objet importe (zofri), si le vendeur veut bien faire la facture à son nom, vous payez mais vous ne pouvez pas prendre tout de suite votre achat ! Il doit repasser par le centre d'achat (en l'occurence Iquique, à 300 km), et vous pouvez l'avoir quelques jours plus tard... C'est des ouf malades !

mercredi, août 03, 2005

Comment avoir de l'eau chaude a Arica

MODE D'EMPLOI : Vous êtes l'heureux locataire d'un nouvel appartement a Arica ? Felicitation, il vous faut maintenant avoir le gaz, afin de vous laver, de mitoner de bons petits plats etc. Vous pouvez être sûr que les precedents locataires se sont tailles en pompant les dernieres microgouttes des deux bouteilles en bas de l'immeuble, il vous faut donc contacter Lipigas, qui detient le monopole de la vente de bouteilles (attention : verifier bien s'il s'agit d'une bouteille de 10,25 ou 45 l dont vous avez besoin !). Si par malheur vous ne maitrisez pas très bien la langue, trouvez une bonne âme pour appeler la compagnie car ca se fait par telephone ou en attendant que le camion passe dans la rue avec un poilu qui tape sur une bouteille de gaz pour annoncer son arrivee...ce qui peut être long. Si votre interlocuteur saisi bien ce que vous lui dites, note la bonne adresse et la bonne heure et surtout, n'oublie pas de transmettre le message, vous pouvez esperer voir les mecs debarquer avec moins de 3 heures de retard (c'est très peu probable), Sinon, reiterez vos appels jusqu'à ce qu'ils passent. Il vous faut avoir prealablement prevenu l'administrateur de l'immeuble afin qu'il se trouve là quand Lipigas passera, car il y a un cadenas... dont il n'aura pas la clef MAIS : il contactera le service technique qui viendra scier le bidule, vous filerez acheter un cadenas neuf, pendant que l'employe se demène sur votre bouteille vide qui ne veut pas bouger. Apres avoir ete chercher un autre outil, il parviendra finalement a vous installer la bouteille pleine. Essayer d'allumer le chauffeau rouille couvert de fientes d'oiseau en tendant un papier incandescant, ne vous effrayez pas de la forte odeur de gaz et reprenez le cours normal de vos activites. C'est quand même pas si complique.

vendredi, juillet 29, 2005

Elvis is alive !

Buenas todos,
on a signe pour notre dupex hier, on loue un pick up demain pour aller marchander des meubles (ouais, enfin un lit quoi) a la foire del Agro avec ... David bien-sûr ! Tout va bien, donc, on a serieusement experimente ce matin la caña (les connaisseurs de Valpo reconnaitront les symptômes...) a cause de Jean-Paul alias Elvis : En effet, apres avoir dine dans le plus grand resto d'Arica ( Saumon gratine a la mozarella avec brocolis ), on passe chez celui qu'on a baptise jean-Paul, un peruvien qui a passe 14 ans en France et - horreur - fan du PSG. Je vous raconte pas les elans lyriques etyliques de Jeanfi et Jean-Paul se rememorant les exploit d'un Le Guen ou Valdo au Parc des Princes... On apprend au bout de quelques heures et d'une piscina ( Amis chiliens, fuyez ce truc en fin de soiree, ca acheverait un ours ) delicieuse mais a qui on doit cette enclume greffee a la place de notre cerveau aujourd'hui, que notre compere se nomme en fait ELVIS. Il va nous introduire dans la vie nocture d'Arica et nous acheter des places pour le match de foot decisif pour la qualification en Coupe du Monde PEROU-CHILI, a Tacna ( 1h d'Arica). Avis aux amateurs, c'est le 17 Aout !

mercredi, juillet 27, 2005

Y'en a que pour le Perou !

Vous serez content d'apprendre que nous fetons en grande pompe la 184e annee de l'independance du Perou, le Perou est partout, on parle que du Perou, et d'ailleurs on adore tous le Perou, on l'aime tellement que sitôt notre appartement trouve - on espere que demain nous serons les heureux locataires d'un duplex avec vue imprenable sur Arica - on se taille au Perou pour feter dignement sa bienheureuse independance. Waouh, vous en avez de la chance, premier Tremblos(tremblement de terre) en direct. il etait petit, celui-la. Les filles sont belles, on mange comme des rois pour 6 euros pour deux en moyenne, et on risque de s etablir au 21, l'adresse la moins chere de tout le Chili parait-il : 2 entrees, 1 plat et 1 dessert pour 1200 pesos, soit... 1,50 euros ! Nos series bientôt cultes sont la Granja VIP ( la Ferme celebrites !), Brujas ( soap castillan odieux ), Viva la mañana ( l emission brutalement matinale qui met les sens en eveil), Tom et Jerry et Les Simpsons... Derniere info utile : inauguration ce soir a 18 h de la nouvelle bibliotheque de l'universite: Campus Saucache, venez nombreux.

David est notre Dieu !

Aujourd'hui, 27 Juillet, nous avons decide d'eriger un totem a la gloire de David, precieux et inimitable cesame, guide, comique, compagnon, agent immobilier, hôte ( et en plus il parait qu'il sait coudre et fait tres bien a manger...). Aujourd'hui est donc le premier jour de la nouvelle ere, pieuse et devouee en ce qui nous concerne. Bientôt, les photos de David !

mardi, juillet 26, 2005

Toujours en peu plus a l'ouest...

Ola amigos, on est bien pose con mi amigo Juan felipe de la Vega dans la charmante cite d'Arica, ou Marie jeanne et David, couple franco-chileno plutôt... atypique mais adorable, nous aident a eviter les embuches sur motre route , deux petits blancs qui baragouinent trois mots d'espagnol + la nature chilienne = heureusement qu'on nous aide. On est pas presse, on attend de trouver une vraie occaze pour s'installer, et de toute facon, comme dit Marie-Jeanne, si mañana n'existait pas, le Chili ne pourrait pas exister non plus...

samedi, juillet 09, 2005

Very soon...


Bientôt cette page immaculée sera le théatre des aventures que l'on espère riches et grandioses de deux branleurs francais à Arica, cité de l'éternel printemps, point de rupture septentrional de cette longiligne république chilienne. Bienvenue.